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Glasgow favori, Toulon armé : 5 confrontations directes qui vont tout décider

Ollivon, Sinckler, White, Tuicuvu. Les hommes de Toulon ont des arguments. Mais Glasgow est premier de l'URC et reçoit au Scotstoun. Décryptage des duels clés du choc.

Thibault Perrin 10/04/2026 à 16h00
Glasgow reçoit Toulon ce samedi pour un quart de finale de Champions Cup historique.  Crédit image : Screenshot France 2
Glasgow reçoit Toulon ce samedi pour un quart de finale de Champions Cup historique. Crédit image : Screenshot France 2

Ce samedi 11 avril à 16h, Toulon débarque au Scotstoun pour y jouer un quart de finale de Champions Cup face aux Glasgow Warriors. Glasgow est premier de l'URC. Toulon revient de loin, avec une victoire à l'arrachée face aux Stormers en 8e, mais est là. Et comme souvent lors des matchs couperets, certains duels pourraient peser plus lourd. Et si certains pensaient que les Varois allaient envoyer les espoirs, la composition montre clairement qu'ils jouent ce match à fond.

Aujourd’hui, ils sont favoris, ils sont redoutables, ils sont premiers. (Mignoni via RugbyPass)

Ollivon face à Darge : la 3e ligne qui décide du tempo

C'est peut-être le duel le plus attendu. Charles Ollivon, numéro 7 toulonnais, contre Rory Darge, son homologue écossais. Deux flankers de très haut niveau, deux plaqueurs de talent, deux leaders dans le combat. Ollivon revient en très grande forme après plusieurs mois compliqués physiquement. Très en vue lors du 6 Nations, il a aussi été décisif au tour précédent. Son leadership sera précieux en terres hostiles.

Darge, lui, est en pleine bourre avec Glasgow et l'Écosse, qui a battu la France 50-40 à Murrayfield lors du dernier Tournoi. Celui qui domine l'autre au sol et dans les rucks conditionne directement la qualité du ballon fourni à sa charnière. Autrement dit, ce duel influe sur presque tout ce qui suit. Quand on sait que les Ecossais ont déjà gagné 44 turnovers contre seulement 26 pour Toulon, c'est une phase qui s'annonce cruciale.

15. Josh McKay, 14. Kyle Steyn (c), 13. Stafford McDowall, 12. Sione Tuipulotu, 11. Ollie Smith, 10. Dan Lancaster, 9. Ben Afshar, 1. Patrick Schickerling, 2. Gregor Hiddleston, 3. Zander Fagerson, 4. Olujare Oguntibeju, 5. Alex Samuel, 6. Matt Fagerson, 7. Rory Darge, 8. Jack Dempsey

Remplaçants : 16. Seb Stephen, 17. Jamie Bhatti, 18. Sam Talakai, 19. Max Williamson, 20. Euan Ferrie, 21. Angus Fraser, 22. Jack Oliver, 23. Adam Hastings

Ben versus Ben

Si les Warriors ressemble au XV du Chardon, leur demi de mêlée joue bien pour Toulon. Et si White n'a jamais évolué à Glasgow, il connait très bien une grande partie de ses joueurs. Ce week-end, ses connaissances pourraient être un plus pour aller chercher l'exploit. Ben White sait ce qu'il doit faire, il l'a montré face à Dupont et aux Bleus. Et il a l'expérience. Contrairement à son vis-à-vis qui plus souvent été remplaçant que titulaire (6/15) cette saison. Ben Afshar doit lui tenir tête dans un stade qui sera entièrement acquis à la cause écossaise. Avec une place en demi-finale au bout, l'enjeu émotionnel est réel.

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Sinckler contre Schickerling : la mêlée comme champ de bataille

Kyle Sinckler, pilier droit international anglais, face à Patrick Schickerling, pilier gauche sud-africain. La mêlée sera un secteur clé. Glasgow n'affiche que 74 % de réussite en mêlée dans la compétiton contre 97 % pour les Varois. Toulon aussi dispose d'une première ligne solide, avec Jean-Baptiste Gros à gauche et Teddy Baubigny au talon.

Mais c'est sur le côté droit que tout se jouera. Si Sinckler prend l'avantage sur Schickerling, le RCT peut prendre le dessus mentalement et physique, puis obtenir des pénalités pour le pied de Jaminet. Un secteur décisif dans un match qui s'annonce très animé. D'autant que les stats face aux perches parlent aussi en faveur des visiteurs (94 % contre 74 %).

15. Melvyn Jaminet, 14. Gaël Drean, 13. Nacho Brex, 12. Jérémy Sinzelle, 11. Setariki Tuicuvu, 10. Tomas Albornoz, 9. Ben White, 1. Jean-Baptiste Gros, 2. Teddy Baubigny, 3. Kyle Sinckler, 4. Corentin Mezou, 5. David Ribbans (c), 6. Junior Kpoku, 7. Charles Ollivon, 8. Mikheil Shioshvili

Remplaçants : 16. Gianmarco Lucchesi, 17. Daniel Brennan, 18. Beka Gigashvili, 19. Matthias Halagahu, 20. Zach Mercer, 21. Baptiste Serin, 22. Esteban Abadie, 23. Mathis Ferte

Steyn contre Tuicuvu : la bataille des ailes

Kyle Steyn l'aile pour Glasgow, Setariki Tuicuvu en face pour Toulon. Deux finisseurs capables de changer un match sur une action. Steyn est en grande forme cette saison avec les Warriors et l'Écosse. Son 6 Nations a été remarquable. Et il a fait très très mal au XV de France.

Tuicuvu, lui, a marqué l'essai décisif contre les Stormers en huitième de finale pour qualifier Toulon. Ce sont des joueurs qui n'ont besoin que d'une opportunité. Si l'équipe qui défend commet une seule erreur dans ce secteur, le score peut basculer immédiatement. Un secteur où le RCT est en retrait par rapport aux Warriors avec seulement 78 % de réussite au plaquage contre 85 % pour les locaux.

Albornoz contre Lancaster : qui gère le match au pied ?

Tomas Albornoz à l'ouverture pour Toulon, Dan Lancaster pour Glasgow. Le jeu au pied pourrait être une arme centrale dans ce match. Avec près de 1000 mètres de plus gagnés au pied pour le RCT (3708) sur Glasgow, les Varois ne sont pas les derniers à taper dans la gonfle. Mais l'Argentin aime aussi porté le cuir. Et ne manquera certainement pas de défier son vis-à-vis.

En face, Lancaster, qui a été préféré à Adam Hastings, n'a pas laissé un souvenir impérissable au Racing 92. Comme son demi de mêlée, il n'a pas été le premier à l'ouverture cette saison avec seulement 9 titularisations en 19 matchs. Si on compare les deux charnières, Toulon a clairement l'avantage. Autant en termes de vécu que de talent. Si les Ecossais doutent, le RCT pourrait en profiter.

Dans un stade bruyant, sous pression, celui qui garde la tête froide et assure aussi bien ses passes que ses coups de pieds gagnera probablement les échanges territoriaux. Mignoni l'a dit clairement : "La moindre erreur va coûter cher." Toulon n'a plus atteint une demi-finale de Champions Cup depuis 2015. Glasgow n'en a jamais joué une à domicile. Samedi soir au Scotstoun, quelques duels vont écrire l'histoire.

pascalbulroland
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