Exeter est-elle l'équipe la plus sous-cotée d'Europe ?
Exeter est-elle l'équipe la plus sous-cotée d'Europe ?
Peu de bruit, mais beaucoup de jeu et encore plus de talents : Exeter, c'est de la bombe. Et personne ne semble au courant.

Trois, c'est le nombre de joueurs d'Exeter convoqués par Eddie Jones pour le récent stage du XV de la Rose : Henry Slade, Jack Nowell, et Harry Williams. Trois Chiefs auxquels il convient d'ajouter Ben Moon (0 sélection), rappelé à la rescousse suite à la retraite internationale de Joe Marler. Quatre joueurs, d'accord, mais un chiffre qui interpelle : l'équipe du Devon n'occupe-t-elle pas la seconde place de la Premiership avec cinq succès en cinq rencontres, dont quatre bonifiés ?

Si l'idée d'un collectif plus fort qu'une somme d'individualités n'est pas forcément péjorative, ils doivent être nombreux à scruter les listes anglaises avec une pointe de déception. Sam Simmonds, Luke Cowan-Dickie, ou Don Armand pour ne citer qu'eux. Et, à un degré moindre, Dave Ewers, Matt Kvesic, Alec Hepburn voire Ollie Devoto. Sont-ils victimes de ne jouer "que" chez les Chiefs ? Les résultats sont pourtant là. Se pose alors la question : Exeter est-elle l'équipe la plus sous-côtée d'Europe ?

Une progression constante

On a tendance à voir Exeter comme la petite bête qui monte, mais la formation du Sud-Ouest - le cassoulet en moins - évolue en Premiership depuis 2010. Et la progression a été constante : huitièmes pour leur première fois dans l'élite, les Chiefs finissent même à la seconde place de leur poule en Challenge Cup. La saison suivante, l'équipe manque de peu la qualification... pour les demi-finales, et n'a déjà plus rien du petit promu. Cinquième, Exeter goûte ensuite à la H Cup. Le premier trophée majeur de l'histoire du club viendra la saison suivante, avec une Anglo-Welsh Cup remportée face à Northampton.

La suite, on la connaît. Si Exeter n'a pas les moyens des Saracens ou même d'une équipe comme Bristol, arrivée cet été du Championship, les hommes de Rob Baxter (ancien joueur du club, directeur du rugby depuis 2009) atteignent les 1/4 de la Champions Cup et surtout la finale de la Premiership en 2016, ne baissant pavillon que face aux Saracens. Des Saracens battus la saison suivante en demi-finale, avant le premier sacre historique d'Exeter face aux Wasps, 23 à 20.

Du jeu, comme un symbole

On l'a dit : Exeter joue au ballon, et symbolise une Premiership qui nous régale avec ses essais par match toujours plus nombreux. Si son ouvreur irlandais Gareth Steenson - déjà présent en 2ème division ! - n'a pas le profil d'un Danny Cipriani, le style de jeu de l'équipe participe à son attractivité, permettant à des talents locaux comme Jack Nowell (formé dans les Cornouailles mais arrivé au club à 19 ans) de se faire remarquer, au point d'être sélectionné avec les Lions. Le n°8 Sam Simmonds porte beaucoup le ballon, et fait jouer derrière lui, à la manière d'un Kieran Read

Exeter est la deuxième meilleure attaque du championnat anglais, avec 169 points inscrits. Soit une moyenne de 34 points par match. Et possède un accent très britannique avec peu d'étrangers au sein de l'effectif, même si Alex Cuthbert, Santiago Cordero ou l'ancien Montpelliérain Nic White ont été recrutés ces deux dernières saisons.

Place à l'Europe

Alors, sous-côté ou pas ? Sans doute va-t-il falloir attendre avant que les Chiefs aient l'aura des Saracens ou des Wasps. Et sans doute qu'une grosse campagne européenne pourrait servir les intérêts du club. L'an passé, Exeter avait manqué d'un fil la qualification pour les 1/4 en terminant devant Montpellier et Glasgow mais derrière le Leinster, dans ce qui ressemblait à une poule de la mort.

Quid de cette saison ? Le Munster sera le gros morceau. Reste ensuite Castres, loin d'être un ténor sur la scène européenne mais qui aurait ciblé la compétition, et Gloucester, qui n'est pas non plus une référence. Bref, de quoi être serein, et viser un quart de finale à domicile avant d'affronter (et de battre !) les gros morceaux. Peut-être, alors, Eddie Jones aura-t-il plus de considération pour les joueurs du Devon...

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Exeter est clairement une grosse équipe.
Mais que dire des Saracens cette année ? Une forteresse inexpugnable... Eh ouais j'ai ouvert le dico, et cette équipe va faire très mal. Nos clubs sont très en retard...
Aucune défaite, que des cartons. Favoris pour reprendre leur trône et de loin.

  • MILIOUZ
    9943 points
  • il y a 9 mois
@artillon

Facile de monter une equipe de barge en vivant de plusieurs millions au dessus de ses moyens. Ces equipes là, je leur porte la meme estime que les Real Barca et consort au foot.

Question simple, réponse simple : OUI

  • breiz93
    35819 points
  • il y a 9 mois

Il vaut mieux être souscôté que surcôté..
.

Exeter est pour l'instant à l'image de Castres (hormis le jeu plus expansif), très régulier en championnat, mais peu convaincant en Coupe d'Europe, compétition extrêmement observée par les sélectionneurs pour faire leurs choix. Une qualification convaincante en quarts achèverait de convaincre E.Jones.
D'autre part, E.Jones s'appuie avec succès depuis le début de son mandat sur l'épine dorsale des Saracens, saupoudrée d'éléments des Wasps, de Bath et ça roule.
Nb: Sam Simmonds, irrésistible depuis le début de la saison s'est blessé pour un bon bout de temps. Dommage pour Exeter et la Rose car il est énorme en 8.

L'équipe la plus sous-côté du monde est L'USAP.
Sauf que là, c'est normal.

Je ne dirais pas sous-cotés. Tous les ans ils montrent un visage très attractif avec leur jeu expansif injecté à bloc de vitesse, mais tous les ans ils déçoivent finalement, ils ne se sont tjrs pas qualifiés il me semble en Champions Cup au-delà des pools.

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