Ce jeudi, la première demi a des airs de rareté historique : sauf oubli dans les archives, c’est la première demi-finale de PRO D2 entre deux champions sacrés deux saisons de suite. Si on exclut Montauban, pensionnaire de TOP 14, les deux derniers clubs à avoir soulevé le trophée Pro D2 se retrouvent demain soir à la Rabine. Vannes, champion en 2024, accueille Oyonnax, champion en 2023.
Un duel de rois déchus par le Top 14 qui se disputent le droit de retenter leur chance. Pour la petite histoire, ces deux formations s'étaient déjà rencontrées à ce stade de la compétition en 2023. A l'époque, c'est Oyo qui avaient reçu à Mathon. Et route vers le bouclier de PRO D2, ils l'avaient emporté 26-21. Depuis, de l'eau a coulé sous les ponts.
L'ogre vannetais
Le RC Vannes a dominé la saison régulière de bout en bout : 116 points au compteur, 24 victoires en 30 journées, 15 succès en 15 réceptions. Leader incontesté. Oyonnax, quatrième avec 86 points, a validé son ticket en barrage en écartant Valence-Romans 39-14, non sans avoir souffert pendant cinquante minutes. Deux anciens pensionnaires du Top 14, deux trajectoires croisées. Malheur au vainqueur qui n'aura aucune chance d'accéder à l'élite.
Ce qui rend le duel fascinant, c'est que leurs profils ne se ressemblent pas vraiment. Vannes a construit une forteresse : à domicile, les Morbihannais ont inscrit 649 points pour 175 encaissés sur quinze réceptions, soit une moyenne de 43 points marqués par match chez eux. C'est une marque de fabrique, une identité collective qui transcende les compositions.
Oyonnax, lui, s'est montré redoutable dans son antre également (13 victoires en 15 matchs à Charles-Mathon) mais à l'extérieur, l'équipe de l'Ain n'a gagné que 4 fois en 15 déplacements. Le contraste est saisissant. Demain soir, Oyonnax n'est clairement pas favori. Une position d'outsider qui pourrait finalement lui être favorable. Puisque la pression sera presque entièrement sur les épaules des locaux.
Montauban a montré la voie
Pour Vannes, l'emportant, c'est la prespective de remonter en TOP 14 un an seulement après la relégation. Le scénario idéal pour un club qui avait montré de très belles choses l'an passé en première division. Notamment à la maison avec de prestation remarquables qui avaient conquis bon nombre de supporters des clubs en visite en Bretagne.
Pour Oyonnax, ce serait la quatrième tentative de remonter en première division en quelques années, avec un club reconstruit sous Fabien Cibray et un vestiaire qui a prouvé sa solidité mentale lors du barrage. Les deux ont tout à gagner. L'un des deux va le payer cash demain.
La Rabine n'a pas perdu de match cette saison. Ce chiffre-là, Oyonnax le connaît aussi bien que n'importe qui. Mais les Oyomen savent aussi que rien n'est écrit d'avance. L'an passé, l'USM avait déjoué tous les pronos en s'imposant coup sur coup à Colomiers, puis à Brive avant de surprendre Grenoble, leader de la phase régulière.
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