Malgré un écho médiatique relativement modéré, les feuilletons Louis Bielle-Biarrey et Thomas Ramos animent les étés de leur président. C’est que ces derniers devront à nouveau mettre la main à la poche pour conserver leur joyau, malgré les contraintes financières qui pèsent sur ces grosses entités du Top 14.
Une situation loin d’être simple à gérer, que va connaître également Northampton durant les prochains mois. Son jeune 3ème ligne Henry Pollock entre dans effet dans sa dernière année de contrat et va indubitablement demander bien plus que son salaire actuel, estimé à 150 000 livres (160 000 euros) par an.
VIDEO. Ce 3ème ligne néo-zelandais fume toute la défense sur 80m pour marquer un essai monumentalUne rémunération désormais très éloignée de sa nouvelle dimension selon Eddie Hearn, représentant du joueur de 21 ans. Dans un entretien accordé au Telegraph Sport, le promoteur estime que le blondinet provocateur doit désormais être considéré comme un joueur pesant plus d’un million de livres par saison. "Henry Pollock fait vendre des abonnements, remplit les tribunes, attire les téléspectateurs et vend des maillots".
L'aspect sportif en question
Là-dessus, l’homme d’affaires dit vrai. Il semble pouvoir en tous cas emmener le rugby britannique dans des univers qu’il ne connaissait encore pas. En revanche, au-delà de la dimension marketing, les clubs regardent heureusement encore l’aspect sportif.
Point sur lequel Pollock, en dépit d’un talent rare indéniable, n’a encore - quasiment - rien prouvé. Certes, le champion du monde U20 va vite, est difficile à plaquer et sent le rugby. Mais il est régulièrement malmené lorsque l’opposition s’avère plus tendue et qu’il ne peut exprimer ses qualités athlétiques.
Quand, factuellement, les provocations permanentes de l’homme au protège-dents baladeur agacent aussi bien ses adversaires que ses coéquipiers. Dès lors, qui pourrait bien payer un salaire à 7 chiffres à celui qui compte 18 sélections avec l’équipe d’Angleterre aujourd’hui ?
Une "loi Pollock" en vue ?
Northampton aimerait naturellement conserver sa star montante, tandis que lui se plaît dans les Midlands. Mais les clubs anglais, entre plafond salarial et contexte économique peu reluisant, sont contraints à une très grande prudence, depuis plusieurs années.
VIDEO. L’Angleterre dévoile la vitesse d’Henry Pollock pour déposer Wainiqolo… et ça va vous choquerQuand on apprend que le le futur marquee player (joueur dont le salaire n’est pas compté dans le salary cap) des Saints doit être promis à l’ouvreur de la sélection, Finn Smith. Ce qui laisse imaginer que le club ne pourra pas casser la tirelire pour son jeune phénomène.
Dès lors, Pollock va-t-il être contraint à l’exil l’été prochain ? C’est ce qui parait aujourd’hui le plus probable, vu le contexte. A moins qu’une "loi Pollock" ne fasse son apparition dans le rugby anglais, situation oblige…
Un million de quoi ?
Ramos aurait signé au Racing. Info l'Equipe. Contrat après la CDM.
"Mais qui serait bien prêt à mettre 1 million sur la table pour Henry Pollock ? "
Je passe mon tour...
Pour recompter 1 million, il faut une table d'opération.
pas sur qu´un club de top14 mette une piece sur lui...