Coupe du monde féminine - Les 5 points à retenir de la demi-finale entre la France et l'Angleterre
Malgré leur énorme envie, les Françaises n'ont pas réussi à battre les Anglaises.
Ce qu'il faut retenir de la défaite de l'équipe de France féminine en demi-finale de la Coupe du monde face à l'Angleterre.

Pas de finale pour les Bleues

Après une superbe phase de poules, l'équipe de France a échoué en demi-finale - pour la 7e fois - de la Coupe du monde face à l'Angleterre. Si les Françaises auront encore l'opportunité d'aller chercher la troisième place du Mondial face aux Etats-Unis elles nourriront certainement des regrets aux termes de ce match âprement disputé face aux championnes du monde en titre. Au contact à la pause (3-3) après une pénalité de Shannon Izar (37e), elles n'ont pas réussi à percer la défense anglaise. À l'inverse, les Red Roses ont trouvé la faille à la 61e puis à la 81e. Elles retrouveront la Nouvelle-Zélande en finale.

Une touche défaillante

S'il y a un domaine où les Bleues ont failli, c'est en touche. Bien que bousculée en mêlée, la France a globalement réussi à lancer le jeu derrière, ce qui n'a pas été le cas en touche. Les Françaises ont en effet perdu 6 ballons sur leurs propres lancers (5/11), se privant ainsi d'opportunités de venir défier les Anglaises alors qu'elles ont dominé le premier acte. À l'inverse, ces dernières ont parfaitement exploité ses offrandes pour agresser le rideau bleu.

Des défenses agressives

Contrairement à l'autre demi-finale entre la Nouvelle-Zélande et les USA - soldée par la large victoire des Blacks Ferns (45-12) - ce match a été longtemps indécis. La faute à des conditions humides mais surtout à des défenses parfaitement en place qui n'ont laissé que peu d'espaces. Si Scarratt a plusieurs fois mis le feu à la défense tricolore, les Bleues ont tenu bon jusqu'à cette série de pick and go à l'heure de jeu. Mayans (21 plaquages) et Annery (20) ont découpé à tour de bras à l'instar de Packer et Bern (17).  

Un manque de justesse

Se méfiant des trois-quarts françaises et de leur rapidité en bout de ligne, les Anglaises avaient décidé de les agresser en montant rapidement pour notamment couper les extérieurs. Pour contrer cela, la France se devait donc de faire des passes rapides et assurées. Or, ça n'a pas été le cas durant une bonne partie de la rencontre. Après 20 minutes, la France comptait déjà 6 fautes de main quand l'Angleterre n'avait concédé qu'un en-avant. L'entrée en jeu de Jade Le Pesq a fait du bien en fin de partie, avec une justesse de passe derrière les avants, mais il était déjà trop tard. 

Une deuxième mi-temps à l'avantage des Anglaises

Indisciplinées (8 pénalités concédées contre seulement une pour les Bleues) et dominées (84 % de possession pour la France après 15 minutes) dans le premier acte, les championnes du monde en titre ont élevé leur niveau de jeu dans le second acte. Après une première alerte à la 48e où Audrey Forlani a sauvé la patrie, elles ont confisqué le cuir et marqué au moment critique de l'heure de jeu. A ce moment-là, la France ne faisait plus que défendre (87 % d'occupation pour l'Angleterre). Malgré tous les efforts de l'excellente Lénaïg Corson, les Françaises n'ont jamais vraiment réussi à inquiéter l'Angleterre et l'essai justement refusé à Annery à la 68e a condamné leurs espoirs de victoire. 

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Les bleues savaient que pour battre les anglaises il fallait tout donner. Et c'est ce qu'elles ont fait.

Leur reprocher des lacunes que l'on connaissait n'est pas utile, surtout face aux championnes du monde, faut-il le souligner.

La réalité c'est que t'as des pros contre des amateurs, tout au plus des semi pro. Bah quand t'as pas les mêmes moyens à disposition, que ce soit infrastructures, encadrement voire temps de jeu/préparation, je trouve que c'est déjà beau d'avoir fait autant douter une équipe anglaise sûre d'elle, qui s'est cantonner à faire du top14 dégueulasse (jeu à zéro passes, une pour être sympa...) tant elles redoutaient les fulgurances de cette équipe de crevardes, tout comme la qualité individuelle de certaines filles, comme Corson, Forlani, N'diaye ou encore les arrières à qui il ne faut pas trop laisser d'espace sous peine de voire s’éloigner l’étiquette du short.

On savait qu'à part un miracle, les bleues finiraient par plier contre une équipe puissante, physique et parfaitement en place. La pluie a fini de ruiner les chances d'enflammer ce match.

Oui le jeu au pied, oui la finition, oui le manque d'adaptation. Mais que cette équipe nous a donné tout ce qu'elle pouvait.

Que Laporte donne de vraies moyens à ces nanas, plutôt que de faire de beaux discours bien vides ou des vidéos de merde pour France 2023. Action bordel !

Encore bravo les filles, et merci Marjo pour les cartons distribués avec toujours autant de joie et d’allégresse !

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