Une finale pliée avant même que le Leinster respire
L’UBB a frappé très fort à Bilbao. Très fort, et surtout très tôt. Face au Leinster, Bordeaux-Bègles s’est imposé 41-19 en finale de Champions Cup, avec un écart déjà massif à la pause, 35-7. Les statistiques de la rencontre racontent la même chose, mais avec une nuance intéressante : Bordeaux n’a pas tout dominé. Bordeaux a surtout mieux dominé les bons moments.
Avec une aisance folle, l'UBB balaye le Leinster et décroche sa 2ᵉ étoile en Champions Cup à BilbaoLe paradoxe : Leinster a eu le ballon, l’UBB a eu le match
À la fin, le Leinster termine avec 58 % de possession et 59 % d’occupation. Les Irlandais ont aussi parcouru plus de mètres, 462 contre 405, et joué beaucoup plus de ballons à la main, 177 contre 112. Sur le papier, ça ressemble presque à une équipe qui a imposé son rugby. Sauf qu’en rugby, la possession sans efficacité, c’est parfois juste une longue discussion sans conclusion. L’UBB a eu moins de munitions, mais elle les a transformées en points.
Une première mi-temps d’une violence statistique
À la pause, tout était déjà dit ou presque. Bordeaux menait de 28 points, avec cinq essais inscrits, cinq transformations et une réussite au pied parfaite. L’UBB avait alors gagné 287 mètres contre 179 pour le Leinster, franchi sept fois contre deux, battu 18 défenseurs contre huit et occupé 55 % du terrain. Là, il n’y a pas besoin de convoquer de grands concepts tactiques. Bordeaux a avancé, cassé des plaquages, trouvé les espaces et marqué. Simple. Brutal. Propre.
Défendre sans paniquer
La suite est presque plus parlante. En seconde période, le Leinster a logiquement remis la main sur le ballon. Il finit avec 222 passes contre 111 pour l’UBB, 133 rucks gagnés contre 78, et une activité offensive bien supérieure en volume. Mais Bordeaux a tenu. 213 plaquages réalisés, 86 % de réussite, 11 turnovers gagnés. Ce n’est pas seulement une équipe qui a attaqué fort. C’est une équipe qui a accepté de défendre longtemps sans se désorganiser. Et ce, malgré deux jaunes.
Le pied bordelais a aussi calmé le feu
Autre chiffre qui compte : 977 mètres gagnés après coups de pied pour l’UBB, contre 546 pour le Leinster. Là encore, ce n’est pas anodin. Quand une équipe mène largement, elle peut se crisper, rendre des ballons inutiles ou subir les vagues adverses. Bordeaux a fait l’inverse. Le jeu au pied a permis de sortir de la pression, de repousser le Leinster dans son camp. Et de rappeler aux Irlandais qu’ils devraient remonter tout le terrain, encore et encore. À ce niveau, ça use.
Bordeaux a gagné comme une grande équipe
Cette finale valide une chose : l’UBB n’est pas seulement une équipe de feu, de vitesse et de grandes envolées. Elle sait aussi gagner une finale européenne avec de la gestion, du réalisme et une défense de très haut niveau. Le Leinster a eu les chiffres de volume. Bordeaux a eu les chiffres qui tuent : cinq essais, 100 % au pied, neuf mêlées gagnées, neuf franchissements et une capacité à encaisser sans exploser.
Au fond, cette finale dit beaucoup de la maturité bordelaise. L’UBB n’a pas cherché à gagner tous les indicateurs. Elle a gagné les moments décisifs. Elle a accéléré quand il fallait, puis elle a fermé la porte quand le Leinster a tenté de revenir. C’est souvent comme ça qu’on reconnaît une très grande équipe européenne.
on peut se demander comment l’équipe d’Irlande est aussi faible quand-même.
Bien sur Bordeaux est très fort, mais une telle différence de niveau ça discrédite totalement cette finale.
et avant cela, discrédite totalement la formule qui permet une affiche si déséquilibrée.
c’est un doublé en coupe d’Europe, ça a forcément de la valeur et bien sûr que beaucoup d’autres équipes aimeraient être à leur place, mais ça ressemble quand même a une farce qui ne représente plus grand chose.
l'avantage de recevoir tout jusqu'en demi, quand ca ne concerne donc que 2 équipes sur 24, est trop démesuré.
Alors bien sur, certains diront "ils ont fait le parcours parfait malgré un voyage en AFS, ils méritent, contrairement a d’autres".
c’est vrai.
Malgré tout, je trouve ce format catastrophique.
A commmencer par l'absurdité de qualifié un premier de poule a 13 points devant un deuxième à 18.
définir l’ordre des qualifiés par nombre de points et non par poule aurait déjà beaucoup plus de sens.
y a pas de bonne formule dans quoi que ce soit.
en cdm, il est préférable de finir 2e de notre poule pour alléger le parcours. les bleus feront ils ce calcul?
pour arriver à glâner une des deux places, l'ubb a fait des sacrifices en championnat domestique et le payera certainement d'ici quelques semaines. elle a fait des choix dans le contexte qui était le sien.
y a pas de bonne formule quand on foire son parcours.
y a pas de bonne formule quand on se retrouve à jouer le champion en titre très tôt. y a pas non plus de bonne formule quand on est champion en titre et qu'on a l'autre finaliste dans sa poule...
l'an dernier, on nous parlait du déplacement en afrique du sud pour justifier le parcours moins simple du stade. cette année, ça n'a pas empêché l'ubb de doubler la mise...
l'an dernier on nous disait que le stade était affaibli pour jouer l'ubb, mais cette année il était bien armé et le résultat fut identique.
aujourd'hui elle est championne en ayant battu le champion de france, le champion d'angleterre et plus ou moins l'équipe d'irlande. elle a défendu son titre.
on peut se chercher toutes les excuses du monde, mais y a un moment, la formule, elle est comme elle est, les résultats ils sont ce qu'ils sont et quand y a vraiment pas photo, on tire son chapeau.
ouais peut-être,
ce que je constate c’est que le niveau des finales n’a jamais été aussi faible depuis 2ans.
ça veut bien dire quelque chose.
aucune équipe digne de ce niveau de compétition prend 35 pions en une mi-temps en finale.