Ce que La Rochelle doit absolument réussir pour faire tomber les Quins en Champions Cup
À Deflandre, La Rochelle joue bien plus qu’un match : les clés et les duels d’un choc décisif face aux Harlequins.
Deflandre en ébullition pour un rendez-vous crucial en Champions Cup : La Rochelle face aux Harlequins avec la qualification en ligne de mire.

Parfum de phases finales ce dimanche 18 janvier 2026 à 16h15. À Marcel-Deflandre, les Rochelais reçoivent les Harlequins pour un match de Champions Cup qui pèse très lourd dans la suite de la compétition. Entre une équipe rochelaise qui veut à nouveau faire trembler l'Europe et des Quins joueurs, rapides et imprévisibles, le décor est planté pour un vrai test européen, chiffres et hommes clés à l’appui.

Deux XV typés pour un affrontement frontal

Le Stade Rochelais s’appuiera sur Dillyn Leyds à l’arrière, avec une ligne de trois-quarts dense et polyvalente autour de Niniashvili, Seuteni et Daunivucu. À la charnière, Ihaia West guidera le jeu avec Thomas Berjon. Devant, Uini Atonio mènera un pack taillé pour le combat, entouré de Botia, Cancoriet et Jegou en troisième ligne.

En face, les Harlequins arrivent avec leurs stars, Marcus Smith à l’ouverture, Alex Dombrandt capitaine en numéro 8 et une ligne arrière électrique emmenée par Cadan Murley et Tyrone Green. Deux philosophies bien marquées pour un choc à haute intensité.

Les statistiques donnent déjà une lecture claire des forces en présence. La Rochelle domine la compétition dans les passes après contact et les ballons gagnés dans le trafic, symbole de son jeu frontal et de sa capacité à user l’adversaire. Botia, Daunivucu et Alldritt (sur le banc) incarnent cette puissance au cœur du jeu.

À l’inverse, les Harlequins affichent davantage de mètres parcourus, de défenseurs battus et de franchissements. Leur rugby est basé sur la vitesse d’exécution, la largeur et la créativité de Marcus Smith. La clé sera donc la capacité rochelaise à ralentir les sorties de balle anglaises et à imposer un tempo haché.

Le duel des demis : West–Berjon contre Smith–Friday

Tout passera par la charnière. Ihaia West devra jouer juste, occuper intelligemment et éviter de nourrir le jeu de transition adverse. Marcus Smith, lui, cherchera le moindre espace pour accélérer le jeu, jouer debout et faire exploser la ligne. Thomas Berjon aura un rôle capital dans la vitesse de libération et la gestion des temps faibles, là où les Quins aiment frapper. Si La Rochelle parvient à priver Smith de ballons propres, l’équation anglaise devient nettement plus complexe.

C’est sans doute là que le match peut basculer. Atonio, Kaddouri et Latu devront imposer une mêlée stable face à un pack anglais mobile mais parfois friable sous pression. En touche, la présence de Kante Samba et Cancoriet sera précieuse pour sécuriser les lancements et perturber ceux des Harlequins. Face à Dombrandt, Botia et Cancoriet devront multiplier les plaquages dominants et les grattages pour couper la dynamique adverse. Plus le match sera lent et heurté, plus La Rochelle sera dans son élément.

Derrière : puissance et vitesse

Sur les extérieurs, le contraste est saisissant. Bollengier et Niniashvili devront surveiller Murley et Nick David, redoutables dans les un-contre-un. Au centre, Seuteni et Daunivucu auront pour mission de gagner la ligne d’avantage et de fermer les espaces à Luke Northmore. Chaque duel gagné ou perdu comptera double, tant les Harlequins savent punir la moindre hésitation défensive.

Harlequins

15. Tyrone Green, 14. Nick David, 13. Luke Northmore, 12. Bryn Bradley, 11. Cadan Murley, 10. Marcus Smith, 9. Lucas Friday, 1. Simon Kerrod, 2. Jack Walker, 3. Pedro Delgado, 4. Joe Launchbury, 5. Guido Petti, 6. Chandler Cunningham-South, 7. Jack Kenningham, 8. Alex Dombrandt (c)

Remplaçants : 16. Sam Riley, 17. Will Hobson, 18. Harry Williams, 19. Kieran Treadwell, 20. Zach Carr, 21. Tom Lawday, 22. Max Green, 23. Jarrod Evans

Une victoire à Deflandre est indispensable pour la qualification. Pour des joueurs comme Cancoriet ou West, c’est aussi l’occasion d’affirmer leur importance dans les grands rendez-vous. À l’inverse, un succès anglais renforcerait la réputation des Harlequins comme l’une des équipes les plus dangereuses hors de leurs bases.

Deflandre, juge de paix

Dans un stade Marcel-Deflandre en fusion, La Rochelle sait ce qu’elle doit faire : serrer le jeu, gagner le combat et étouffer le talent anglais. Face à l’imprévisibilité des Harlequins, la réponse rochelaise devra être collective, patiente et implacable. C’est souvent ainsi que les grandes soirées européennes commencent.

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