Ce vendredi 3 avril à 21h00, Castres se déplace au Franklin's Gardens pour affronter Northampton en 8e de finale de la Champions Cup. Sur le papier, l'écart entre les deux clubs semble net. Northampton a atteint la finale de la compétition la saison dernière. Tandis que les Tarnais débarquent en Angleterre en outsiders assumés. Mais le rugby européen a cette vertu rare de remettre les compteurs à zéro dès la première phase à élimination directe.
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Les chiffres de la phase de poules parlent en faveur des Saints. Northampton affiche 5,8 essais inscrits en moyenne par match contre 3,2 pour Castres, ainsi que 39 points marqués en moyenne contre 24,5. Sans oublier une maîtrise des phases statiques impressionnante avec 100 % de réussite en mêlée fermée. Henry Pollock, le flanker anglais qui fait parler de lui depuis plusieurs mois, sera encore à surveiller. Il s'est distingué avec 251 mètres parcourus et 42 courses balles en mains. George Hendy cumule quant à lui quatre essais et sept franchissements.
Castres présente néanmoins un bilan solide en touche, avec 93,8 % de réussite — meilleure que Northampton — et 11 ballons volés en touche, soit le premier rang de la compétition. Les Tarnais montrent qu'ils savent défendre sur les lancers adverses. Un point fort, mais est-ce que ce sera suffisant face aux Anglais ?
Maîtriser le jeu au sol et museler Pollock
Pour créer la surprise, Castres devra élever son niveau de jeu et surtout se montrer discipliné. Jusqu'ici, le CO a concédé 14 pénalités en moyenne par match contre 7 pour Northampton. Un différentiel qui traduit une discipline perfectible. Baptiste Delaporte et Abraham Papalii, très bons sur les impacts, devront verrouiller les rucks dès la première minute pour ne pas laisser Northampton installer son jeu à la main.
Castres devra également faire parler la densité de son pack. Avec Papalii, Ardron, Delaporte et Florent Vanverberghe, les Tarnais ont les armes pour concurrencer les avancées des locaux devant. Mais il faudra aussi surveiller les extérieurs. Les Saints, c'est 545 mètres en moyenne par match. Heureusement, le CO a du répondant. Pierre Popelin (167m) à l'ouverture et Christian Ambadiang (247m) dans les couloirs constituent les principales menaces offensives tarnaises.
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15. George Furbank (c), 14. Tommy Freeman, 13. Tom Litchfield, 12. Fraser Dingwall, 11. James Ramm, 10. Anthony Belleau, 9. Archie McParland, 1. Danilo Fischetti, 2. Craig Wright, 3. Luke Green, 4. Tom Lockett, 5. JJ van der Mescht, 6. Josh Kemeny, 7. Henry Pollock, 8. Callum Chick
Remplaçants : 16. Curtis Langdon, 17. Tom West, 18. Cleopas Kundiona, 19. Ed Prowse, 20. Chunya Munga, 21. Tom Pearson, 22. Jonny Weimann, 23. Rory Hutchinson
Un duel de demis d'ouverture à surveiller
Northampton aligne Anthony Belleau à l'ouverture — l'ancien Toulonnais et international français jouera son premier match couperet sous un maillot anglais dans un contexte à haute tension. En face, Popelin aura la responsabilité de piloter le jeu castrais. Ce duel d'ouvreurs est potentiellement l'un des pivots du match : si Popelin parvient à varier les zones d'attaque et à trouver Vuate Karawalevu et Ambadiang dans l'espace, Castres peut exister.
Si Belleau prend le dessus et accélère le tempo dès le premier quart d'heure, les Saints pourraient faire le break rapidement. Côté centres, Jack Goodhue apporte l'expérience internationale néo-zélandaise face à un Litchfield-Dingwall très complet en attaque comme en défense. Un autre duel à suivre dans l'axe des perches.
La composition de Castres
15. Theo Chabouni, 14. Christian Ambadiang, 13. Vilimoni Botitu, 12. Jack Goodhue, 11. Vuate Karawalevu, 10. Enzo Herve, 9. Jeremy Fernandez, 1. Quentin Walcker, 2. Teddy Durand-Pradere, 3. Nicolas Corato, 4. Guillaume Ducat, 5. Florent Vanverberghe, 6. Baptiste Delaporte (c), 7. Tyler Ardron, 8. Abraham Papalii
Remplaçants : 16. Pierre Colonna, 17. Lois Guerois-Galisson, 18. Aurelien Azar, 19. Gauthier Maravat, 20. Baptiste Cope, 21. Veresa Ramototabua, 22. Santiago Arata, 23. Geoffrey Palis
Les précédents sourient aux Saints
L'historique des confrontations n'invite cependant pas à l'optimisme castrais : Northampton a remporté la majorité de leurs duels européens au Franklin's Gardens. Et lors du dernier face-à-face en phase finale en avril 2025, les Saints l'avaient emporté 51-16. Mais les équipes évoluent, les effectifs changent, et Castres de 2026 n'est plus celui de 2025. Ce vendredi soir, Castres n'a rien à perdre. C'est souvent dans cet état d'esprit que les plus belles surprises européennes se produisent.
Déjouer les pronostics
Pour le CO, ce déplacement est déjà une victoire symbolique : atteindre les huitièmes de finale de la Champions Cup valide une fois de plus le travail des Tarnais. Mais une qualification pour les quarts aurait une toute autre résonance. Elle confirmerait que Castres peut rivaliser avec les grands clubs anglais sur leur terrain, et renforcerait la crédibilité d'un groupe qui construit quelque chose de solide sous la direction de Xavier Sadourny.
Alors que les autres équipes tricolores en lice dans cette compétition reçoivent (Toulouse-Bristol, Toulon-Stormers et Bordeaux-Leicester), un succès castrais compléterait un week-end européen potentiellement réussi pour le rugby hexagonal. Notez qu'en cas de succès respectif, Toulouse et Bordeaux se retrouveront en quart. Il y aurait donc une équipe française en demi-finale.
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