À l'orée du choc face à Leicester en 8e de finale de Champions Cup, Maxime Lucu est plus déterminé que jamais à mener une fois de plus son équipe vers le titre. Pour le Midi Olympique, le demi de mêlée international a livré un bilan lucide sur une saison marquée par deux blessures successives. D'abord au pouce, puis au genou et sur l'état physique dans lequel il aborde ce rendez-vous européen capital.
27 essais, 173 points, Leicester peut-il stopper la machine bordelaise ?Une saison hachée, mais un corps rechargé
Lucu ne minimise pas la frustration accumulée après avoir rater les derniers matchs de poule européenne contre Northampton et Bristol ainsi que le Tournoi des Six Nations. Autant de rendez-vous où, « on se jauge sur son niveau ». Mais le Bordelais relativise. La deuxième blessure, au genou, lui a offert un moment rare dans une carrière de rugbyman pro, et qui plus est international.
La possibilité de se reposer, de travailler. Mais aussi de récupérer de la masse musculaire sur le haut du corps, que le pouce blessé l'avait empêché de solliciter. Résultat : deux kilos gagnés, un physique renforcé sur les impacts, et une fraîcheur mentale et technique qu'il n'avait pas connue depuis longtemps.
Courir partout, ça n’a pas trop été un problème. Mais par contre, sur les contacts, ce fut plus difficile. Donc, il a fallu retravailler ça.
Le problème des impacts
Dans le rugby moderne, un demi de mêlée ne se contente pas de courir après les gros et de faire des passes. Il défend, porte le cuir, percute, résiste aux plaquages adverses au ras des regroupements. Lucu confie avoir été « dans le dur sur les contacts » lors de la tournée de novembre, après des mois à courir sans pouvoir muscler le haut du corps.
Toulouse - Bristol : à quelle heure et sur quelle chaîne voir le 8e de finale de Champions Cup ?C'est précisément ce déséquilibre (cardio intact, masse musculaire fondue) qui fragilise un joueur dans les zones de combat. Les deux kilos regagnés ne sont pas anecdotiques : ils traduisent un retour à un profil physique complet, cohérent avec les exigences du poste à haut niveau.
La différence avec les phases finales habituelles
En temps normal, les 8es de finale de Coupe d'Europe arrivent après le Tournoi, soit une vingtaine de matchs dans les jambes. Cette saison, il les aborde avec sept ou huit rencontres de moins au compteur. « On voit la différence, ça c'est certain », reconnaît-il, tout en précisant qu'il aurait évidemment préféré ne pas se blesser. Ce paradoxe — la blessure comme condition de la fraîcheur — dit beaucoup sur la densité calendaire que vivent les internationaux français aujourd'hui.
Là j’ai rongé mon frein, mais je ne cache pas qu’il me tardait que ces rendez-vous arrivent. Il me tardait de vivre le printemps et des phases finales avec sept ou huit matchs un moins dans les jambes.
Une aubaine pour Bordeaux
Pour l'UBB, récupérer un Lucu physiquement complet et mentalement affûté au moment précis où débute le sprint final européen est un signal fort. Le demi de mêlée est le métronome du jeu bordelais, celui qui fixe le tempo et déclenche les décalages. Face à Leicester, sa capacité à tenir les contacts et à enchaîner les actions sera déterminante. Lucu a rongé son frein. Maintenant, il est prêt.
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Ô joie !
Bon week-end rugbystique ou autre à vous tous.