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Après 12 défaites face aux All Blacks, l’Australie a deux urgences à Sydney : maîtriser les ballons hauts et sortir de son camp

Douze défaites consécutives face aux All Blacks et une nouvelle claque à Auckland. À Sydney, les Wallabies ont trois urgences pour espérer inverser la tendance.

Thibault Perrin 16/10/2026 à 19h12
50-19 à Eden Park, douze défaites de rang : les chiffres font mal. Pourtant, les Wallabies ont des pistes très concrètes pour répondre aux All Blacks. Crédit : Screenshot All Blacks
50-19 à Eden Park, douze défaites de rang : les chiffres font mal. Pourtant, les Wallabies ont des pistes très concrètes pour répondre aux All Blacks. Crédit : Screenshot All Blacks

Douze revers, mais un match encore à jouer

Douze défaites consécutives. Depuis sa victoire 24-22 à Brisbane, le 7 novembre 2020, l’Australie n’a plus battu les All Blacks. Et le 50-19 encaissé à Eden Park, samedi dernier, a rappelé la hauteur de la marche. Les Wallabies retrouvent leurs voisins samedi à Sydney, avec une Bledisloe Cup déjà conservée par la Nouvelle-Zélande. Pour Les Kiss, l'urgence est désormais de retrouver les ingrédients d’un match disputé pendant 80 minutes.

À Auckland, les Australiens n’étaient menés que 17-14 à la pause. Puis les Néo-Zélandais ont inscrit cinq essais après les vestiaires. Un maul sanctionné pour obstruction à cinq mètres de l’en-but adverse a notamment privé les Wallabies d’une occasion de reprendre la main. Les All Blacks ont ensuite imposé leur rythme. Face à cette équipe, même si elle n'a plus l'aura de ses grandes soeurs, les petites erreurs prennent rapidement des proportions bien plus grandes que leur point de départ.

Le premier combat se gagnera dans les airs

Le jeu aérien a servi de détonateur. Selon Rugby Australia, la Nouvelle-Zélande a parcouru plus de 600 mètres au pied, contre 472 pour son adversaire. Cam Roigard a multiplié les coups de pied de pression, tandis que Jordie Barrett a notamment pris le dessus sur Joseph-Aukuso Suaalii dans les airs. Une récupération mal négociée oblige ensuite toute la défense à reculer, souvent face à des attaquants déjà lancés.

Pour casser cette mécanique, l’Australie doit mieux coordonner ses réceptionneurs et les soutiens à la retombée. Gagner tous les duels aériens relève de l’utopie. En revanche, empêcher les All Blacks d’enchaîner immédiatement après une retombée contestée offrirait déjà davantage de respirations. Et le jeu au pied australien devra, lui aussi, trouver de la longueur sans rendre gratuitement la possession.

Sortir du camp avant de penser à marquer

Le deuxième chantier touche à l’occupation. En seconde période, les All Blacks ont bénéficié d’environ 70 % du territoire et de près de 60 % de la possession, selon l’analyse de Rugby Australia. À force de défendre près de leur ligne, les Wallabies ont fini par céder. Leur mêlée et leur touche avaient pourtant montré des signes encourageants, Jeremy Williams perturbant notamment trois lancers néo-zélandais. Encore faut-il convertir ces conquêtes en sorties de camp propres, puis éviter les pénalités qui ramènent l’adversaire devant l’en-but.

Des changements qui peuvent aussi ouvrir des portes

Les Kiss doit composer avec une ligne arrière remodelée. Touché à la cuisse, Ben Donaldson cède l’ouverture à Declan Meredith, associé à son partenaire des Brumbies Ryan Lonergan. Après la commotion de Len Ikitau et la suspension de Hunter Paisami, Isaac Henry glisse en premier centre et Suaalii retrouve le numéro 13. Harry Potter démarre à l’aile. Devant, Aidan Ross et Josh Nasser intègrent la première ligne, tandis qu’Angus Bell devient une option sur le banc.

Ce banc représente précisément un levier pour mieux résister après la pause. Harry McLaughlin-Phillips pourrait connaître sa première sélection, alors que Bell et Carlo Tizzano offrent d’autres solutions devant. À un an du Mondial organisé en Australie, ce dernier test à domicile de 2026 doit également aider Kiss à évaluer ses nouveaux équilibres. La série peut s’arrêter à douze, à condition que Sydney voie une équipe capable de rivaliser sur les ballons hauts, de choisir ses sorties de camp et de tenir jusqu’au bout.

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