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Russell à la baguette, des avants surmotivés, l'Ecosse aligne sa meilleure compo pour s'offrir les Bleus

L’Écosse a dévoilé son XV pour défier la France à Murrayfield. Avec Russell à la baguette et Tuipulotu capitaine, le XV du Chardon aligne une équipe très solide pour ce choc du Tournoi.

Thibault Perrin 05/03/2026 à 15h10
Le XV du Chardon a dévoilé son équipe pour affronter la France. Une composition très expérimentée avec Russell, Tuipulotu et Kinghorn pour faire vibrer Murrayfield. Crédit image : Screenshot TF1
Le XV du Chardon a dévoilé son équipe pour affronter la France. Une composition très expérimentée avec Russell, Tuipulotu et Kinghorn pour faire vibrer Murrayfield. Crédit image : Screenshot TF1

L’Écosse aligne son équipe type face à la France

L’Écosse a dévoilé sa composition pour affronter le XV de France à Murrayfield lors de la 4e journée du Tournoi des 6 Nations 2026. Sans surprise, le sélectionneur Townsend s’appuie sur une équipe très proche de son ossature habituelle. Sione Tuipulotu est aligné au centre et Finn Russell à l’ouverture pour diriger le jeu écossais.

Derrière, on retrouve un triangle arrière bien connu : le Toulousain Blair Kinghorn à l’arrière, entouré par Darcy Graham et de l'excellent Kyle Steyn aux ailes. Au centre, le futur Toulonnais Huw Jones accompagnera Tuipulotu. Devant, le pack écossais sera mené par Rory Darge et Jack Dempsey en 3e ligne. Tandis que Cummings et Brown formeront l’attelage dans la cage. En première ligne, Pierre Schoeman, George Turner et D’Arcy Rae auront la lourde mission de rivaliser avec les avants français.

Une ligne de 3/4 rodée et explosive

Si cette composition attire particulièrement l’attention, c’est surtout pour la qualité et la continuité de la ligne de 3/4 écossaise. Depuis plusieurs saisons, l’Écosse mise sur un groupe très stable derrière, avec des automatismes précieux au niveau international. Galthié n'a d'ailleurs pas manqué de le souligner en conférence de presse.

La charnière White – Russell reste l’un des moteurs du jeu écossais. White apporte la vitesse de sortie et l’agressivité autour des rucks. Quant à Russell, s'il est (un peu) assagi, il orchestre les attaques avec vista et sa créativité.

Autour d’eux, le duo Tuipulotu – Jones est devenu l’un des centres les plus efficaces d’Europe. Puissance, lecture des espaces et capacité à franchir la ligne d’avantage : ce tandem représente une menace permanente pour n’importe quelle défense.

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Pourquoi l’attaque écossaise peut poser problème aux Bleus ?

Les statistiques officielles confirment la bonne dynamique du Chardon. Elle est notamment 3e au nombre de courses (420) et 4e en défenseurs battus (71) depuis le début de la compétition. Avec 7 passes décisives, l’Écosse fait partie des attaques les plus efficaces derrière l’Angleterre et la France. Si les supporters espèrent voir beaucoup d'essais, le sélectionneur tricolore attend de ses protégés qu'ils soient aussi solides en attaque qu'en défense.

Un combat d’avants qui pourrait tout changer

Devant, l’Écosse s’appuie sur un pack combatif mais moins dominateur statistiquement que celui des Bleus. Par exemple, la France domine largement le Tournoi sur plusieurs indicateurs clés : 18 essais inscrits, 461 courses ou encore 112 défenseurs battus. Dans les zones de combat, les Tricolores se distinguent aussi par leur agressivité avec 60 plaquages dominants, soit la meilleure marque du Tournoi. Pour espérer rivaliser, le pack écossais devra ralentir les sorties de balle françaises et gagner la bataille du sol.

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Murrayfield, un piège pour les Bleus

Comme la France, le XV du Chardon vise la victoire dans ce Tournoi. Avec 72 points inscrits et une attaque capable de frapper vite, l’Écosse possède les armes pour faire vaciller n’importe quelle défense. Pour les Bleus, le défi sera donc double. Contenir la créativité de Russell et de ses trois-quarts tout en imposant leur puissance devant. À Murrayfield, dans une ambiance brûlante, ce type d’équilibre peut rapidement faire basculer un match.

Une chose est sûre : cette composition écossaise n’a rien d’un pari. C’est l’équipe la plus expérimentée possible que Gregor Townsend envoie sur la pelouse. Et face à elle, le XV de France sait qu’il faudra être prêt dès le coup d’envoi. À Murrayfield, le moindre moment de flottement peut se payer très cher.

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Russel à la baguette,
faudra lui coller aux miches..