C’est l’histoire des Crusaders de l’hémisphère nord. Ou plutôt de sa 2ème division, rassemblée autour d’un Rugby Europe Championship salivant comme rarement cette année.
Tels les Croisés de 2017 à 2024, la Géorgie demeure malgré tout la grande favorite comme chaque année, elle qui demeure invaincue depuis 2017 et reste sur 17 victoires consécutives dans la compétition. Bâtie sur un pack massif, rugueux et rompu aux joutes du Top 14 (Saginadze, Melikidze, Javakhia…) et de la ProD2 (Jalagonia, Spanderashvili), ainsi que sur une ligne de 3/4 expérimentée et pourvue du talent supérieur de Davit Niniashvili, la formation du Caucase prétend d’ailleurs au Tournoi des 6 Nations, sportivement.
117kg de muscles et 42 mètres parcourus : l'ovni géorgien qui a « ferraillé » contre le LOUMais puisque, pour des raisons financières et historiques, l’économie de la compétition phare du rugby européen ne leur est pas ouverte, les Lelos continuent donc de battre le pavé et de foutre des branlées dans le REC. Jusqu’à ce samedi ?
Marta, l'atout gagnant
Les coéquipiers du Toulonnais Shioshvili auront en tout cas fort à faire pour aller chercher le titre en 2026. À Madrid, les Géorgiens retrouveront en effet le Portugal, auteur d’une campagne parfaite en tous points.
Les Loups, 2ème attaque de la compétition, ont en effet inscrit plus de 46 points par match en moyenne. Portés par leur ligne de 3/4 de feu et un Rodrigo Marta qui survole chaque rencontre (7 essais en 4 matchs), les Lusitaniens arrivent en pleine confiance aux abords de cette finale.
D’autant que jusqu’à la capitale espagnole, les supporters portugais n’auront "que" 5 à 6h de bagnole s’ils veulent venir supporter leur équipe pour un moment qui pourrait être historique. En effet, les coéquipiers du capitaine Tómas Appleton pourraient réaliser un exploit à la hauteur de leur phase de poules lors de la coupe du monde en 2023, la médiatisation en moins.
Mais faire tomber une formation régulièrement invitée à jouer des Nations du Tiers 1 et qui domine sans partage le Tournoi B depuis près de 10 ans, serait énorme. Et les Portugais ont de quoi être sûrs de leur force, à en voir leurs résultats : victoire 44 à 7 face à la Roumanie, quand la Géorgie l’a emporté 53 à 30 la semaine dernière face à ce même adversaire. L’Espagne ? Victoire sans trembler 26 à 7, quand les Lelos n’ont gagné que par 12 points d’écart (42 à 30).
Un complexe de Fédérale 3
Sur le terrain, les hommes de Simon Mannix se sont aussi trouvés un nouvel ouvreur qui paraît avoir de quoi suivre les traces du crack Jeronimo Portela, qui a pris du recul sur le rugby depuis 2023. Avec Domingos Cabral (24 ans), le Portugal possède en tous cas un très bon buteur qui offre d’autres alternatives à Samuel Marques.
Montrant à nouveau sa capacité à sortir des talents chaque année, malgré un centre national du rugby pas plus clinquant que le complexe de ton club de Fédérale 3. Cela suffira-t-il pour faire tomber les Caucasiens ? Le sécateur de Colomiers Nicolas Martins sait la tâche qui attend son pack, samedi à partir de 18h45.
AMATEUR. 69 points, l’appel des Avengers... on est allés voir un choc de Fédérale 2 pour vousDerrière qui, s’il résiste au bras de fer imposé par la Géorgie, la ligne de 3/4 made in ProD2 (Marta, Pinto, Costa Storti, Bento, Vareiro…) pourrait bien faire des ravages, face à une équipe qui reste sur 60 points encaissés en 2 matchs. Rod, Rafa, Tómas et les autres, jouez là comme en 2023…
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