Loin du Top 14 et du XV de France, il est pourtant lui aussi un OVNI. Présent au sein de la liste de la France 7 appelée pour préparer le Tournoi de Vancouver, Lucas Oudard détonne, au sein de cette équipe constituée de joueurs rompus à ce niveau-là ou au Top 14 (Épée, Riva, Zeghdar, Pouzelgues...).
Car lui n'a, pour l'heure, jamais partagé l'affiche avec un club médiatique. Le 3ème ligne de 24 ans porte en effet les couleurs d'Aurillac depuis ses débuts professionnels en 2024, et se la donne avec le 15ème budget de ProD2 pour jouer des coudes avec les cadors de ce championnat de plus en plus relevé.
Un flanker-ailier
Autre particularité : celle d'être un "flankailier", comprenez un 3ème ligne capable de jouer à l'aile, où il a déjà été titulaire à 5 reprises en pro. Pourtant, le natif de Villefranche-de-Lauragais n'est pas du genre à attendre les bons ballons dans le couloir souvent réservé aux numéros 7 et aime le chocolat plus que tout.
Mais ses qualités athlétiques avaient rapidement fait de lui une option pour le staff d'Aurillac afin de pallier les blessures du début de saison 2024/2025. Oudard, qui venait alors de débarquer sur la pointe des pieds dans le Cantal après avoir galéré jusqu'à 2 semaines de la reprise pour trouver un club à la sortie des Espoirs de Clermont, accepta évidemment l'invitation.
Et repoussa même la validation de son diplôme en Génie Physique à Polytech, pour débuter son premier match de ProD2 avec le numéro 14 dans le dos...
Un gratteur de l'extrême au gabarit "bâtard"
Depuis, le flanker au gabarit "bâtard" (1m84 pour 94kg) a récupéré son poste, jusqu'à devenir très rapidement le poison du paquet d'avants d'Aurillac. Hyperactif, combatif, explosif et difficile à mettre au sol, l'ancien capitaine des Espoirs de l'ASM est aussi le gratteur le plus prolifique de ProD2 depuis la saison 2024/2025, avec 30 contests récompensés au total.
Mais également le 7ème plaqueur le plus efficace du championnat cette saison, avec 187 gestes défensifs réussis, tandis qu'il compte déjà 5 essais inscrits en 13 titularisations. Bref, un cocktail rare à ce niveau-là, qui devrait apporter plusieurs options à France 7 en vue de la tournée nord-américaine.
Et faire de Oudard le premier aurillacois à devenir international français depuis le siècle dernier. Atypique, on vous a dit !
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