Selon les informations de Midi Olympique, Béziers serait en passe de frapper un nouveau coup sur le marché des transferts. Après Malakai Fekitoa, Jordon Janse Van Rensburg, Ian Kitwanga, David Delarue et Mackenzie Martin, le club héraultais lorgne désormais le pilier Tubuna Maka, actuellement sous contrat avec Leicester.
Du côté de All Rugby, on recense pas moins de 9 départs. Tandis que le Midol annonce "plus d’une quinzaine de départs à l’intersaison". La formation de l'Hérault doit donc s'activer sur le marché des transferts pour compenser ces pertes et se renforcer pour le prochaine exercice.
A condition, d'évoluer en Pro D2. On peut imaginer qu'une partie des accords est liée au maintien. Pour l'heure, l'ASBH pointe à la 14e place suite à son revers à Colomiers ce vendredi soir. Seules six points les séparent de la 15e place synonyme d'access match.
De la scène européenne aux joutes rugueuses de Pro D2, Fekitoa relève un nouveau défiInternational U20 avec l’Angleterre lors du Tournoi des Six Nations 2025 de la catégorie, le joueur d’origine fidjienne pourrait découvrir le rugby français pour la première fois.
À 182 cm pour 117 kg, Maka évolue principalement à droite de la mêlée. Cette saison, il a notamment disputé la Premiership Rugby Cup avec les Tigers et connu des passages à Nottingham et Cambridge en Championship, preuve d’un profil encore en développement mais déjà exposé au haut niveau anglais.
Profil et projection : un pilier droit moderne
Ce qui intrigue dans le dossier Maka, c’est moins le volume d’expérience que le potentiel. Formé dans l’environnement exigeant de Leicester, club historiquement réputé pour son travail de mêlée, il appartient à cette génération de piliers capables d’enchaîner les tâches : tenue en mêlée fermée, activité défensive, mobilité dans le jeu courant.
Son passage par le Tournoi des 6 Nations U20 2025 avec l’Angleterre valide un socle technique solide. Être sélectionné dans cette catégorie, c’est déjà passer par un filtre exigeant sur la posture, l’angle d’entrée en mêlée et la discipline au contact. À droite, le moindre défaut d’alignement se paie cash.
Béziers ne viserait donc pas un nom, mais un profil : un pilier en phase ascendante, capable d’intégrer un projet en Pro D2 avec une marge de progression.
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L’ASBH ne cache plus ses intentions. En attirant Fekitoa, Janse Van Rensburg ou encore Mackenzie Martin, le club a clairement envoyé un message : densifier son effectif avec des joueurs au vécu international ou à fort potentiel. L’arrivée possible de Maka s’inscrit dans cette logique.
Sur le plan sportif, la Pro D2 reste un championnat d’usure. La mêlée y est un secteur stratégique, souvent déterminant dans les scénarios serrés. Intégrer un pilier droit formé en Angleterre, rompu aux standards de la Premiership, peut offrir une vraie valeur ajoutée, notamment dans la capacité à stabiliser la plateforme offensive et à sécuriser les sorties de camp.
Une pièce de plus dans le puzzle biterrois
Pour Béziers, ce serait un pari maîtrisé : recruter un joueur encore malléable, mais déjà structuré par un environnement professionnel exigeant. Dans une saison où chaque point compte, renforcer le poste de pilier droit est loin d’être anodin.
Pour Tubuna Maka, ce serait un virage de carrière. Passer de l’écosystème anglais à la Pro D2, c’est changer de culture rugbystique : plus de densité dans les zones de combat, davantage de pression sur la discipline en mêlée, un championnat où l’expérience compte énormément. Mais c’est aussi l’opportunité de gagner du temps de jeu régulier et de franchir un cap.
Si l’opération se confirme, Béziers continuerait de construire un effectif calibré pour peser. Et dans un championnat aussi impitoyable que la Pro D2, les fondations commencent toujours par la mêlée.
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