"À environ 45 km du Cap, Somerset West est connue pour ses paysages remarquables, ses quelques fermes, ses domaines viticoles situés aux pieds des montagnes de Helderberg et sa plage la plus proche de la fameuse région des vins", indique le Petit Futé. Une petite ville charmante d'Afrique du Sud totalement méconnue vue d'Europe, sauf pour les supporters du RCT les plus pointilleux. Car c'est là, entre terre et mer, que le 38 tonnes varois David Ribbans a grandi.
Essai "fantôme" et défense illégale d'Ollivon ? La règle a tranché en faveur du RCTRien d'étonnant que le grand blond ait donc coché tout particulièrement la date du 8ème de finale de Champions Cup dans son calendrier, lui a d'ailleurs gravité autour du groupe premier de la franchise du Cap entre 2015 et 2016, sans jamais en porter les couleurs en Super Rugby. Gageons que la poutre toulonnaise s'est donc servi de ce levier de motivation, des cruels besoins de son équipe ainsi que d'un passage chez les kinés pour réaliser une prestation 4 étoiles, samedi après-midi.
Percussions, offloads et retours défensifs
C'est qu'on promettait l'enfer à l'entité couverte du muguet face aux Sud-Africains. Alors comme souvent lorsque son dos ne le fait pas souffrir, Ribbans s'est recoiffé avec sa main gauche, a calé la gonfle sous son bras droit et a fait avancer son équipe toute l'après-midi durant.
Judicieusement piqué (comme les autres leaders du groupe) par Pierre Mignoni en début de semaine dernière, le vice-capitaine du RCT a répondu par un match de champion. Au total, Var-Matin indiquait 17 courses ballon en main et 100 % de réussite au plaquage. Devant notre télévision, on nota surtout une présence physique et une justesse technique dans les cellules qui ont sans cesse bousculé la défense des Stormers.
Son manager d'étayer, en conférence de presse : "David, ce n’est pas faute de vouloir… Mais après, il y a la santé. Malheureusement, il a eu des petits pépins qui ne lui ont pas permis de faire des performances comme il a fait là. Maintenant, il est plutôt rassuré."
Un joueur sur-utilisé
C'est que le grand blond n'a pas d'autre choix que de tirer sur la corde, vu l'importance qu'il a pris depuis son arrivée sur la Rade (69 matchs en 28 mois). Cette saison, il compte d'ailleurs déjà plus de 1250 minutes de temps de jeu à poste où le RCT manque clairement de profondeur d'effectif.
Mobile, intelligent, adroit, très puissant, l'international anglais possède toute la panoplie du 2ème ligne de très haut-niveau. Puisse-t-il continuer à ce rythme jusqu'à la fin d'une saison qui s'annonce chargée pour Toulon. Car sans leur poutre, les fondations toulonnaises n'ont rien de vraiment solides, en 2026...
Un sacré joueur ce Ribbans...
Un mélange de RIB & d'IBAN. ;-)