Rugby à VII. Qui est Eroni Sau, le phénomène fidjien débarqué à Perpignan ?

Rugby à VII. Qui est Eroni Sau, le phénomène fidjien débarqué à Perpignan ?
Eroni Sau, nouvelle attraction de l'USAP ?
Véritable révélation du circuit mondial l'an passé, Eroni Sau a choisi de poser ses valises en plein pays catalan. Présentation.

Élu révélation de l'année par World Rugby, le Fidjien Eroni Sau a fait un choix dur en décidant de ne pas s'éterniser à VII, une discipline qui lui promettait pourtant un bel avenir. En effet, comme il est arrivé à de nombreux joueurs des îles, le Top 14 l'a pris... Véloce, mais aussi doté d'un physique puissant, Sau
fait partie de ces facteurs X que l'on aime voir débloquer des situations délicates. Un atout phare qu'a su se procurer Perpignan. Le promu catalan n'a pas tardé à mettre la patte sur cette nouvelle pépite du rugby mondial, que le club a lancé dès la deuxième journée de Top 14. Si le compteur du Fidjien reste pour l'instant bloqué à zéro, il ne devrait pas tarder à céder, en témoignent ses 37 essais en 58 matchs sur le circuit mondial.

The Sledge Hammer

Surnommé « The Sledge Hammer », littéralement « le marteau du forgeron », pour sa capacité à faire exploser ses adversaires, autant en défense qu'en attaque, Sau a connu une ascension assez tardive. Passé dans un premier temps par le rugby à XV, il rentre dans l'équipe des Fijian Drua à 26 ans et dispute une saison en NRC. Repéré par le manager fidjien de l'équipe de rugby à VII, il est lancé sur le World Series lors de la saison 2017-2018. Aux côtés des expérimentés champions olympiques que sont Jerry Tuwaï, Vatemo Ravouvou ou encore Jasa Veremalua, Eroni Sau se fait rapidement un nom. Et pour cause, dès le premier tournoi, à Dubaï, il s'illustre en inscrivant quatre essais. Régulièrement parmi les meilleurs marqueurs des différents tournois, Eroni Sau se donne ensuite le droit d'aller côtoyer la « Dream Team » de ces derniers. Il atteint en effet l'équipe-type pour la première fois à Hamilton, un tournoi remporté par les Fidji au terme d'une incroyable finale face aux Sud-Africains. Menés 17-5 à la pause, les Fidjiens s'imposeront finalement 24 à 17, grâce notamment à un ultime essai de Sau. L'équipe-type, il l'intégrera au total trois fois durant la saison. Un beau bilan pour une première sur le circuit mondial, même s'il n'a finalement pas été retenu pour la Coupe du monde de San Francisco.

Crédit vidéoFijiSevensHL

Les septistes fidjiens toujours aussi attractifs

Malgré certaines déconvenues, les septistes fidjiens continuent à être l'une des attractions phares recherchées par les clubs français. Ces magiciens du ballon ovale, souvent auteurs de gestes peu communs, sont censés amener une touche de spectacle à notre championnat. Pour autant, un grand nombre ne s'habitue pas aux pratiques quinzistes et sont régulièrement de passage en Top 14 et en Pro D2. Dernièrement, on pense à Semi Kunatani, baladé d'ailier à troisième ligne au Stade Toulousain et qui va partir chercher de nouvelles sensations du côté des Harlequins. On peut également noter le cas de Joeli Lutumailagi à Vannes, qui malgré quelques exploits personnels, n'a pas été conservé par le club breton. Et que dire du passage fantôme du champion olympique Kitione Taliga au Stade Français... Alors, quel avenir possède Eroni Sau en France ? Une part de réponse se trouve peut-être dès dimanche du côté du stade Marcel-Deflandre, où l'USAP aura fort à faire et comptera sûrement sur ce genre de joueurs pour faire tomber l'armada rochelaise.