Dans les pas du Clermontois Arthur Iturria au Pays basque [VIDÉO]

Dans les pas du Clermontois Arthur Iturria au Pays basque [VIDÉO]
Le Clermontois Arthur Iturria n'a pas oublié ses racines basques.
Replacé au poste de 3e ligne avec Clermont et le XV de France, Arthur Iturria a été l'un des meilleurs joueurs français en 2018.

Un Tricolore dans le Top 5 des révélations de l'année 2018 selon ESPNArthur Iturria est l'une des rares satisfactions tricolores en 2018. Le deuxième ligne de Clermont a été décalé d'un rang en club comme en sélection. Un repositionnement qui, s'il n'est pas définitif, lui a permis d'exploser l'an passé. Malgré son gabarit, près de 2m pour environ 110 kilos, il est rapide, dispose de bons appuis et de bonnes mains. Il est aussi à l'aise dans les airs que dans les rucks et n'hésite pas à aller au charbon. Un joueur polyvalent certes mais qui a dû travailler malgré ses prédispositions. "J'ai bossé différemment cet été, j'ai fait monter le cardio, les jambes ont bien répondu donc ça a conforté notre choix (avec le staff de Clermont) de passer en troisième ligne. J'ai dû perdre un peu de poids, mais pas beaucoup", confiait le Clermontois à L'Équipe avant la tournée de novembre. 

Évoluer à ce poste est pour lui un vrai bol d'air. Il avouait laisser beaucoup d'énergie dans la cage et notamment dans les mêlées. Repositionné mais aussi épargné par les blessures, il a ainsi pu enchaîner les matchs et acquérir de l'expérience. En tant que flanker, il est plus disponible et peut désormais tout donner pour l'équipe dans le jeu courant et mettre notamment à profit ses qualités de passeur nées de la pratique de la pelote basque. Formé à Bayonne, il a rejoint le centre de formation de Clermont il y a six ans. S'il a remporté le titre en 2017 et connu ses premières sélections avec l'équipe de France grâce à l'ASM, il n'en oublie pas ses racines pour autant.

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Avant la tournée, il estimait devoir travailler son placement, ses sorties de touche ou de mêlées et devoir être plus explosif. Après une tournée réussie sur le plan personnel avec les Bleus, il ne se repose pas sur ses lauriers à moins d'un an de la Coupe du monde. Il a rejoué son premier match de Top 14 contre le Stade Toulousain dimanche dernier (20-20). "Quand je suis rentré de la tournée, j'étais mort. Cela montre que j'ai encore des failles au niveau physique", confie le Clermontois à La Montagne. Il va devoir monter en puissance s'il veut valider sa place pour le Mondial et aider le XV de France à performer durant le Tournoi des 6 Nations. Une édition 2019 qui s'annonce plus relevée que jamais.