XV de France - PSA : ''on ne travaille pratiquement plus la vitesse en France"

XV de France - PSA : ''on ne travaille pratiquement plus la vitesse en France"
Retour sur les propos de Philippe Saint-André.
Retard, vitesse, niveau d'exigences des autres nations. Philippe Saint-André s'est exprimé ce lundi dans l'émission "Entre les potos" sur RMC.

Dans l'émission radio "Entre les potos", Philippe Saint-André, ancien sélectionneur du XV de France, revient sur le manque de moyens mis à disposition en France, notamment sur l'équipe nationale, mais aussi la vitesse qui n'est pas assez travaillée en France. 

Les Anglais ils ont sept préparateurs physiques. Ils vont dans les clubs, travaillent avec les joueurs. C'est des préparateurs physiques de l'équipe d'Angleterre, qui vont dans les clubs, qui les préparent, qui leurs font faire de la vitesse ! Nous on travaille pratiquement plus la vitesse en France. La vitesse c'est le b.a.-ba du très très haut niveau. Et eux, ils travaillent et préparent ces mecs-là pour les échéances des tests du mois de novembre, des 6 Nations.

Il met, encore une fois, en lumière le retard de la France quant aux innovations techniques et stratégiques : "On est vachement en retard sur les GPS, les datas, les prises d'informations, toutes les choses sur les arbitres, etc. Le très haut niveau c'est l'association de plein de petits détails !"  L'ancien sélectionneur continue en mettant en exergue le problème de fonctionnement entre la Ligue et la Fédération, "en Angleterre c'est l'inverse, c'est la Fédération anglaise qui gère tout : les joueurs, les entraîneurs, etc. En permanence ils se posent les bonnes questions pour essayer de s'améliorer." 

J'ai bossé 9 ans en Angleterre. Dans un club anglais ou au niveau de l'équipe d'Angleterre, c'est entre 20 et 23 personnes. Il y a des spécialistes de partout pour revenir sur l'échauffement. Tout est programmé, tout est organisé, tout est structuré : ils ont 5 préparateurs physiques. Ils vont sur le petit détail, ils vont pour optimiser." déclare Philippe Saint-André.

Il continue en comparant le niveau d'exigence des autres nations, après les anglo-saxons, il met en lumière la précision des nations du sud, notamment de la Nouvelle-Zélande

Il faut savoir le niveau d'éxigence qu'ont les Néo-Zélandais. Je voulais avoir 3 analystes vidéos à temps plein pour étudier le data de tous nos joueurs : les 60 meilleurs joueurs de chaque pays et les 15 arbitres internationaux. Les Anglais et les Néo-Zélandais l'avaient. Moi, j'en ai eu un et demi et il nous en fallait 3. Aujourd'hui qu'on arrive à en avoir 3, les Anglais en ont 6 ou 7 !

Crédit audio : RMC


Ses propos sont à mettre en relation avec ceux de Benjamin Kayser dans le journal La Montagne, talonneur de Clermont, qui estime que le Top 14 ne prépare pas au niveau international : "Mais ça n’empêche pas que le Top 14, tout le monde nous l’envie : le fait de jouer des finales et des demies dans des stades remplis. C’est extraordinaire. C’est quelque chose de très franco-français, à laquelle je suis très attaché. Mais ça ne prépare pas au plus haut niveau." Pour lui, les joueurs vont devoir être les premiers à faire des efforts, notamment par une baisse de salaire : "les clubs ne peuvent pas non plus être les vaches à lait, à payer des mecs cher, pour qu’on leur supprime ensuite des matchs pour favoriser l’équipe de France." Le talonneur est en raccord avec les propos de Philippe Saint-André dans l'émission "Entre les potos", tout deux clament un Top 12 pour une meilleure préparation avec le XV de France.

Pour finir, Benjamin Kayser se positionne sur l'avenir du XV de France et de son staff et estime qu'il y a beaucoup de compétences dans ce staff ainsi que des joueurs extraordinaires, que tout le monde doit aller dans le même sens, car la situation est "urgente".

On sent une Fédération qui est en train de reprendre la main, de faire quelque chose, mais c’est dur, ça prend du temps. Ce n’est pas en changeant d’entraîneur que ça va tout révolutionner. Ce n’est pas en changeant un joueur que ça va tout révolutionner. Il n’y a pas de sauveur.

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