XV de France : poste par poste, qui seront les 3/4 des Bleus pour la Coupe du monde 2019 ?

XV de France : poste par poste, qui seront les 3/4 des Bleus pour la Coupe du monde 2019 ?
XV de France : quels 3/4 pour la Coupe du monde ?
Qui sont les 3/4 utilisés par le XV de France depuis la dernière Coupe du monde ? Poste par poste, qui a des chances d'aller au Japon ?

C’est le 18 juin prochain que Bernard Laporte Jacques Brunel dévoilera la liste des joueurs retenus pour disputer la Coupe du monde au Japon. Avec une liste élargie, comme en 2015 ? Si la France disputera trois test-matchs face à l’Ecosse (deux fois), et l’Italie dans le courant du mois d’août, la victoire du week-end sur la Squadra Azzurra aura été la dernière sortie d’un groupe tricolore en manque de repères collectifs.

Qui prendra l’avion ? Disons les choses : à trois mois de l’annonce, il est difficile d’y voir très clair. En tout, le sélectionneur a utilisé… 61 joueurs, en seulement seize matchs ! Un chiffre qui monte jusqu’à un total de 97 joueurs, si on y ajoute les Bleus appelés depuis la dernière Coupe du monde, soit pendant le mandat de Guy Novès, et ses vingt-et-une rencontres.

XV de France : poste par poste, qui sont les... 97 joueurs utilisés depuis le Mondial 2015 ?

En commençant par les ¾, analysons l’évolution de chaque poste depuis la dernière Coupe du monde.

Les arrières : vers un duo toulousain

Un poste avec l’un des rares tauliers du Groupe France : Maxime Médard est l’arrière le plus utilisé depuis la dernière Coupe du monde, tant par Guy Novès que par Jacques Brunel. Et pourtant : s’il a été le titulaire post-Mondial 2015 et qu’il est revenu en grâce depuis la dernière tournée en Nouvelle-Zélande, le Toulousain n’a jamais vraiment été installé pendant quatre ans. En n°15, il n’est d’ailleurs pas titulaire en club, éclipsé par un Thomas Ramos capé pour la première fois durant ce 6 Nations.

Aujourd’hui disparu de la circulation, Scott Spedding a longtemps tenu le poste. Et au début de son mandat, Brunel s’est appuyé sur le duo Palis / Fall. Deux joueurs ralentis par les blessures, comme Brice Dulin : présent à la Coupe du monde 2015, l’arrière du Racing 92 n’a d’ailleurs jamais été appelé par l’actuel sélectionneur, et ne devrait pas revenir en grâce, à moins d’une formidable fin de saison.

  • Ils devraient partir au Mondial : Médard, Ramos
  • En embuscade : Fall
  • La surprise du chef : Hamdaoui, Laporte, Dulin

Les ailiers : l’interrogation Raka

C’est peut-être l’un des symboles d’un XV de France en perte de vitesse : la faiblesse de son réservoir d’ailiers. Ou du moins, l’incapacité du staff tricolore à fixer un duo dans le XV de départ. En tout, quinze joueurs ont débuté au moins une fois un test-match. Avec plusieurs échecs : si le récent replacement de Damian Penaud est l’une des rares bonnes pioches du mandat de Brunel, aligner un centre à l’aile a débouché sur des échecs plus ou moins prévisibles, de Fickou à Fofana, en passant par Vakatawa. Le cas du Racingman est le symbole d’un poste mal géré : joueur le plus utilisé à l’aile (17 matchs, dont 2 sous Brunel), le Fidjien d’origine ne s’est jamais vraiment adapté à cette position à XV, devenant finalement persona non grata à Marcoussis. En club, il brille pourtant de mille feux… au centre.

Si Damian Penaud semble déjà avoir tamponné son passeport, le duo Teddy Thomas / Yoann Huget n’est pas loin derrière. Meilleur marqueur français du 6 Nations, le Toulousain a le vent en poupe. Et pourrait coiffer sur le fil le Racingman, si le staff des Bleus sortaient de son chapeau la carte Alivereti Raka. Le Clermontois est sélectionnable. Individuellement, il est le meilleur joueur à son poste, c’est une certitude. S’il se remet d’une énième blessure et qu’il finit la saison en boulet de canon, difficile de se passer de lui. Or, pas sûr que Brunel emmène quatre ailiers au Japon, s’il compte sur la polyvalence de Médard ou de Fickou.

  • Ils devraient partir au Mondial : Penaud, Huget
  • En embuscade : Thomas, Raka
  • La surprise du chef : Vakatawa, Grosso, Fall, Retière

Les centres : à la recherche du duo complémentaire

Chez les ¾, le poste de centre est historiquement le plus fourni, avec un rapport quantité/qualité élevé. Las, Novès comme Brunel n’ont pas réussi à trouver LA bonne formule, ou le duo le plus efficace. Si Damian Penaud et Romain Ntamack sont respectivement fixés à l’aile et à l’ouverture, cinq joueurs - parmi ceux utilisés depuis le Mondial 2015 - sont des candidats crédibles pour le Japon : Gaël Fickou, Mathieu Bastareaud, Geoffrey Doumayrou, Rémi Lamerat et Wesley Fofana.

Les deux premiers devraient en être : s’il a déçu contre l’Irlande, Fickou est un talent pur, qui brille en club… et qui peut jouer à l’aile (en tout cas, selon le staff !). De son côté, le Toulonnais est un des rares leaders de l’équipe. La France partira-t-elle avec cinq centres au pays du soleil levant ? Pas sûr : entre Doumayrou, Lamerat et Fofana, il va falloir trancher, et en écarter (au moins) un. A moins que le dernier nommé ne s’élimine tout seul avec un nouveau passage par l’infirmerie.

XV de France : Sofiane Guitoune doit-il jouer la Coupe du monde 2019 ?

Enfin, difficile de ne pas citer les cas de Virimi Vakatawa et Sofiane Guitoune. On l’a dit, le Racingman est l’un des meilleurs joueurs français depuis que Laurent Labit l’a fixé au centre. Un replacement en n°13 qui a également été très bénéfique pour le Toulousain, absolument irrésistible cette saison… Se passer de l’un deux semble fou, alors que la France, en manque cruelle d’inspiration, se cherche offensivement.

  • Ils devraient partir au Mondial : Fickou, Bastareaud
  • En embuscade : Lamerat, Fofana, Doumayrou
  • La surprise du chef : Guitoune, Vakatawa

Les ouvreurs : qui avec Ntamack ?

S’il n’est pas le joueur le plus utilisé à ce poste depuis 2015, Romain Ntamack devrait (sauf surprise) démarrer le prochain Mondial avec le n°10 dans le dos. Centre en club, centre pour sa première sélection, le Toulousain vient d’enchaîner quatre matchs à ce poste chez les Bleus, dont trois titularisations.

La question est de savoir qui sera sa doublure. François Trinh-Duc semble partir de loin, et pourrait manquer une nouvelle Coupe du monde après celle de 2015. Pour accompagner Ntamack, un duo se dégage : Camille Lopez et Anthony Belleau. Mais dans quel état d’esprit se trouve le Clermontois ? Titulaire en début de 6 Nations, l’ouvreur reste sur une fin de match en Italie des plus frustrantes.

XV de France : nouvelle crise en vue autour du cas Camille Lopez après l'Italie ?

Si la France part avec deux ouvreurs, Anthony Belleau pourrait en profiter. Le Toulonnais est d’ailleurs le joueur le plus utilisé à ce poste par Jacques Brunel (10 matchs), dont la plupart en sortant du banc (7). A moins que la fin de saison de Matthieu Jalibert ne vienne tout chambouler ?

  • Il devrait partir au Mondial : Ntamack
  • En embuscade : Lopez, Belleau
  • La surprise du chef : Trinh-Duc, Jalibert

Les demis de mêlés : vers un trio Dupont - Serin - Parra ?

En 2015, Philippe Saint-André avait sélectionné deux ouvreurs (Michalak, Talès) pour trois demis de mêlées (Kockott, Tillous-Borde, Parra). Jacques Brunel pourrait l’imiter. Dans ce cas, un trio se dégage. Avec Parra, toujours, même si le Clermontois a probablement perdu du crédit dans ce 6 Nations.

Derrière lui, Baptiste Serin devrait en être : le Bordelais fait partie des joueurs les plus utilisés par le sélectionneur, tous postes confondus. Et comment imaginer la non-sélection d’Antoine Dupont ?

Si l’un des trois venaient à déclarer forfait, Maxime Machenaud se tient prêt : avant sa blessure, c’était lui, le patron du poste… Mais durant le 6 Nations, c’est Sébastien Bézy qui a été appelé.

  • Ils devraient partir au Mondial : Dupont, Serin, Parra
  • En embuscade : Machenaud
  • La surprise du chef : Bézy

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