Tournoi des 6 Nations 2018 - Les pronostics des rédacteurs pour France vs Angleterre

Tournoi des 6 Nations 2018 - Les pronostics des rédacteurs pour France vs Angleterre
6 Nations - France vs Angleterre, le choc tant attendu.
Ce samedi, les Bleus affrontent l'Angleterre dans le cadre de la troisième journée du Tournoi des 6 Nations 2018. Pour quel résultat ?

La France va gagner

Sacha H. : Comme d'habitude, on se surprend à rêver d'une victoire tricolore qui relancerait le XV de France une bonne fois pour toute. Mais dès la 5e minute, alors que la France commence tambour battant, Jonathan Joseph réalise une interception. Sonné, nos ptits bleus ne parviennent à réagir que par à-coup. À la mi-temps, l'Angleterre mène 18-3, Itoje ayant aggravé la marque. À la mi-temps Jacques Brunel transforme ses troupes avec un discours qui deviendra mythique. Transfigurés, ils prennent à la gorge les Anglais : Bastareaud démonte littéralement Farrell, envoyant le public français aux anges, le paquet d'avants détruit la mêlée adverse. Les Bleus jouent bien, et juste : à force de pénalité le XV de France s'est rapproché des Anglais qui n'ont rien marqué depuis la reprise. À la 78e, Beauxis d'une chistera envoie Tauleigne à l'essai. Ivre de bonheur, le public chavire. 20-18 pour la France.

Stéphane G.Victoire de la France et cela pour 5 raisons :

  • Parce que les mathématiques nous rappellent que contre l’Écosse, on a marqué deux fois plus de points que les Anglais (26 pour nous contre 13 pour eux).
  • Parce que l’histoire nous enseigne que s’il y a bien un match que les joueurs veulent gagner c’est celui-là, contre nos historiques meilleurs ennemis.
  • Parce que la géographie nous signale que Paris, en vivant une deuxième défaite dramatique dans la même semaine, laisserait le leadership à Marseille qui vient de vivre deux victoires, contre l’Italie en rugby et contre Bilbao au foot.
  • Parce que la biologie nous apprend que ce serait vraiment jouissif de priver les Anglais d’une finale programmée contre l’Irlande à la dernière journée.
  • Parce que les sciences occultes nous font penser qu’on peut encore gagner le tournoi si l’Ecosse gagne en Irlande sans que l’Irlande prenne le bonus, qu’on batte l’Angleterre avec le bonus, que l’Italie batte l’Écosse, que l’Angleterre batte l’Irlande et que nous allions gagner au Pays de Galles. Avec quelques trèfles à 4 feuilles, des pattes de poulet, des fers-à-cheval, des sacrifices vaudous et une chance de cocu ça peut le faire...

Benjamin B. : Après deux semaines d’attente (ou d’ennui, Top 14 oblige), le Tournoi reprend ses droits. Autant dire que tout le monde attend ce match avec impatience. Enfin, France 2 surtout, nous on sait qu’on a perdu. C’est LEUR pic d’audience de l’année, on fera l’effort pour le service public. 
Alors que les Anglais sortent d’une défaite logique contre de vaillants Écossais, nos Bleus de France ont retrouvé le goût de la victoire contre de faibles Italiens. Ils tenaient absolument à conserver le trophée Garibaldi, Garigliano ou Pavarotti, je sais plus le nom, par pur esprit de mauvais goût. À l’inverse, il serait du meilleur goût de mijoter quelque plan de jeu aux petits oignons contre les rosbifs : Jacques Moustache Brunel, fin stratège, a la solution : Beauxis + Bastareaud, pour une rétro Stade Français avant la descente en Pro D2. Le premier a pour mission de multiplier les chandelles sur le COURAGEUX Mike Brown (c'est Watson qui sera à l'arrière, mais c'est pareil hein) tandis que le second doit le désosser à l’arrivée du ballon. Et... c’est tout. Attendez, on a Tauleigne en 8, Lauret en troisième ligne, Fall ou Bonneval a l’arrière... Bien sûr qu’on ne va pas combiner, on a déjà trop de blessés. 

Cette stratégie magique s’avère être la bonne :
 profitant de l’effet de surprise, les coqs parviennent à invoquer la schkoumoune sur le XV anglais et à leur refiler leur mistigri : la rupture des ligaments croisés. Brown, Underhill (finalement aligné) et Hartley abandonnent la partie dès la première mi-temps. C’est l’hécatombe côté anglais, et Eddie Jones bricole des bouts de solution avec les consultants tv. C’est ainsi que Mike Catt et Lawrence Dallaglio, le David Marty blanc, sont rappelés en sélection. Réaction épidermique de Guirado : la BAGARRE commence. À ce petit jeu sans ballon, nos joueurs sont héroïques : ils résistent même à l’envahissement du terrain par les supporters anglais (les nôtres n’ont pas fait le déplacement, ils ont préféré PSG-Guingamp). Tout ce petit monde s’arrêtera sur le gong, et la victoire sera accordée à la France par deux juges contre un. Laurent Bénézech, très au courant de l’actualité, ne manquera pas de faire un rapprochement douteux entre cette fin de match et le contrôle positif de Tony Yoka, mais en tout cas une chose est sure : le rugby français est propre, lui. C’est un médecin qui vous le dit.

Nicolas G. : J'avais parié sur une victoire de la France contre l'Écosse et contre l'Italie. 50% de bon, donc cette fois-ci je décide de mettre toutes les chances de mon côté. Une victoire facile, voilà ma prédiction. La stratégie de bloquer le centre du terrain était la bonne. Un pack dominateur et un buteur sans faille, la victoire se construira avant tout sur les fondamentaux. L'alignement en touche n'a pas déçu depuis le début du tournoi et le match de samedi ne fera pas exception. Voilà qui posera les jalons de la victoire sans appel discutée plus haut. En définitive, je vois un duel de buteurs avec des essais de par et d'autre. Et voilà. Bon match.

Match nul : 

Tibo Drx : Jacques Brunel veut continuer sa série de 1 victoire consécutive tandis qu'Eddie Jones lui veut se ressaisir de cette déconvenue écossaise. Le combat s'annonce saignant.
Dès le couloir les esprits s'échauffent, Farell envoie un croche-patte osé sur notre capitaine Guirado, ce dernier avec du sang catalan dans les veines riposte d'un coup de tronche direct dans le museau, carton rouge et civière. Le ton est lancé. Nos bleus déjà à 14 peinent à suivre le rythme anglais mais continuent de proposer une défense rude et usent aussi leurs adversaires qui malgré tout ouvrent le score par Watson seul joueur encore debout après 14 plaquages, on ressent déjà les effets de l'infériorité. 0-7. Les bleus ripostent par deux pénalités et ne sont pas loin de s'écrouler en Terre promise après une tortue bèglaise de 40m, Bernard Laporte est en liesse. Score étriqué a la mi-temps. Pendant ce temps Owen Farrell est déjà de retour, il a répondu favorablement aux questions du protocole: "Pourquoi êtes-vous un connard ?" Je suis Anglais". C'était facile aussi. Bastareaud relance l'offensive tricolore par des charges de buffles, il renverse quelques Anglais dont l'ouvreur qui se replaçait de dos, ce travers galvaude un surnombre sur l'aile mais le joueur est à nouveau séché. Andy Goode insulte Basta sur Twitter. Les Bleus passent tout de même devant par une autre pénalité suite à un plaquage haut de Lawes. Plus haut c'était l'air. Heureusement que Slimani n'est pas très grand et qu'il possède un cou de bœuf (9-7). 

Il faut être honnête, avec la guerre qu'on impose, celle de 39 aurait duré 10 jours. C'est pas beau mais efficace, les Anglais sont terrorisés, chaque arrêt de jeu voit un pompier sur la pelouse, on marque par la suite sur une superbe série de pick and go de 30m faisant jalouser le Munster (15-7, pas transformé). C'est  qu'intervient le tournant du match, nous sommes toujours à 14 à repousser héroïquement les assauts de la Rose, notre défense est le contraire de la ligne Maginot, impénétrable, Lauret plaque chaque adversaire tour à tour en l'espace de deux minutes. Malheureusement, Watson franchit enfin le premier rideau et se trouve face à Bonneval qui d'un paseo évite un terrible face à face en bout de ligne (15-12, les buteurs sont vraiment des chèvres). C'est là que Jones joue son va-tout, et refait entrer Owen Farrell, qui curieusement ne porte aucun stigmate de l'acharnement à son égard, c'est lui-même qui claque le drop pour le match nul. Dans la liesse, on découvre le visage de Jonny Wilkinson derrière le masque de Farrell qui lui était en observation à la Pitié-Salpêtrière après la charge de Bastareaud. Brunel est satisfait, en ne proposant rien il ne perd pas, le Top 14 est vraiment le meilleur championnat du monde.

Valentin M. : Je sens bien un bon gros match nul. Derrière, forcément tout le monde va dire que la France peut de nouveau rêver à la coupe du monde avant qu'on se fasse remettre à notre place par le Pays de Galles la semaine prochaine.

L'Angleterre va gagner :

Hugz C. : 25-8 Angleterre, et c'est un moindre mal.