PRO D2 : l'US Carcassonne dément le possible redressement judiciaire du club

PRO D2 : l'US Carcassonne dément le possible redressement judiciaire du club
L'US Carcassonne se défend.
Le club audois, sixième du classement de Pro D2, se défend après des propos jugés diffamatoires parus dans la presse.

"L'US Carcassonne vers un redressement judiciaire ?" C'est le titre employé par La Dépêche du Midi ce mardi pour un article consacré au club audois. En cause ? Un conflit qui oppose le pensionnaire de la Pro D2 à son ancien préparateur physique, Henri Sabatier, licencié le 12 décembre 2014. Pour « travail dissimulé, rappel de salaire durant vingt-neuf mois et douze jours à la date du licenciement, manquement au droit du travail, licenciement sans cause réelle et sérieuse… », ce dernier a obtenu gain de cause devant la Cour d'appel de Montpellier. Et Carcassonne doit lui verser la somme de 114 910,78 € en contrepartie.

Or, si selon La Dépêche, des huissiers de Carcassonne ont tenté des "saisies-attributions sur les deux comptes ouverts dans deux banques différentes au nom de SASP Union sportive carcassonnaise", ces dit-comptes "étaient débiteurs, dont un pour plusieurs dizaines de milliers d’euros. Impossible de recouvrer le montant alloué par la cour d’appel à M. Sabatier." En d'autres termes, l'USC ne serait pas en mesure de payer. Le journal de se demander ce qui pourrait lui arriver. Selon les huissiers, deux réponses sont possibles. Ou Carcassonne "procéde à un règlement des sommes dues en douze versements, le 10 de chaque mois, soit un versement de 10 000 € par mois jusqu’au solde." Ou "la seule autre issue semble être une assignation en redressement judiciaire."

Le président Calamel dément

Dans un communiqué, publié sur son site, le président audois a qualifié l'article "à sens unique et contenant des propos quasi diffamatoires de la part du conseil de Mr SABATIER." Frédéric Calamel explique que son club se réserve le droit de formaliser un pourvoi en Cassation : "l’USC s’estime victime d’une tromperie, puisqu’à aucun moment Mr SABATIER n’a travaillé à temps plein pour elle, ayant par ailleurs systématiquement refusé de signer les contrats à temps partiel qui lui étaient soumis."

Concernant les comptes, ils sont, selon l'USC, "parfaitement sincères et contrôlés par des instances indépendantes" et rappelle qu'elle est même "créancière de plus de 183.000 €" après des procès gagnés contre d'autres anciens salariés.