La Belgique écrase les Pays Bas… et entrevoit la montée

La Belgique écrase les Pays Bas… et entrevoit la montée

Alors que le tournoi des 6 nations bat son plein, D’autres pays européens ont des matchs très importants à jouer comme la Belgique ou la Hollande.

La Belgique écrase les Pays Bas… et entrevoit la montée
Alors que le tournoi des 6 nations bat son plein, d’autres pays européens ont des matchs très importants à jouer. C’est le cas de la Belgique qui a reçu son voisin des Pays-Bas. L’objectif de ce match était simple pour les diables noirs : l'emporter et décrocher le bonus offensif pour prendre la tête de la poule 1B européenne. Une première place qui leur permettrait d’espérer monter dans la poule supérieure et de rencontrer des équipes qui jouent régulièrement la Coupe du monde comme la Géorgie et la Roumanie.

Les joueurs du plat pays ont rempli à merveille leur mission. Sous l’impulsion d’un pack conquérant et d’une ligne de trois quarts perforante, les belges ont écrasé les bataves 58 à 3, marquant la bagatelle de 10 essais. Essais d’avants, essais de trois-quarts, sous le ciel bleu de Bruxelles, les diables noirs ont récité leur rugby face à des « Oranges » surpassés dans tous les domaines. Interrogé à la fin du match, Christophe Debaty, frère du néo international français Vincent Debaty et pensionnaire du club de Tyrosse en fédérale 1, croit aux chances de son équipe de monter au niveau supérieur :

« Aujourd’hui avec le bonus offensif on est passé premiers donc on est en droit de se dire qu’on peut garder cette première place. Maintenant le but c’est de la garder comme on l’a gardé en gagnant les matchs un par un. On va en Moldavie, on gagne là bas, ils sont deuxièmes donc on consoliderait notre première place et ensuite valider en Allemagne on serait certains de monter ».

La Belgique doit en effet se déplacer successivement en Moldavie et en Allemagne, avant de recevoir la Pologne au Heysel. Selon Pierre Hendrickx, deuxième ligne de Boitsfort, club de la banlieue de Bruxelles évoluant en première division belge, le déplacement en Moldavie, deuxième de la poule, s’annonce périlleux :
« La Moldavie ça va être un déplacement un peu plus chaud, un peu moins amical qu’à Bruxelles évidemment, à Chisinau c’est pas super riant. La Moldavie ça craint, il y a rien, il fait froid et eux veulent nous battre puisque c’est nos concurrents directs, donc je pense qu’on va être reçus comme il faut » .

L’Eldorado français et une formation made in Belgium

Une grande partie de la sélection belge évolue à l’heure actuelle dans des clubs français. La fédérale 1 y a le plus de représentants mais de nombreux jeunes ont été recrutés pour jouer en Reichel (-21 ans), ou en Espoir dans des équipes de Pro D2 ou de Top 14. Tous espèrent avoir un jour le parcours de Vincent Debaty, formé au Kituro Schaerbeek et maintenant pilier de Clermont, et pour cela, jouer dans l’hexagone apparait être le meilleur moyen de prétendre à une carrière professionnelle. Guillaume Piron, trois quart centre espoir à Montpellier, raconte comment il a traversé la frontière pour donner une chance à sa carrière :

« J’ai joué neuf ans à Boitsfort et à seize ans je suis parti en France pour jouer en cadet à Montpellier. J’y suis allé de mon propre gré, j’ai passé les tests et ils m’ont accepté, ça s’est fait comme ça, j’ai fait mes deux années de lycée là bas et maintenant je suis à la fac… Si un joueur a l’occasion de jouer au plus haut niveau, il faut qu’il la prenne. Il en ressortira que grandi de jouer en équipe de France plutôt qu’en équipe de Belgique ».

Mais si les jeunes joueurs belges ont un tel niveau, c’est grâce à une formation qui a lieu au pays et qui a la volonté depuis quelques années de se donner les moyens de ses ambitions. Rencontré à la mi-temps autour d’une bière, Belgique oblige, Jérôme Poncelet, président du Kibubu Rugby Club, évoque une évolution dans la manière de former les joueurs :
« La Belgique s’arme en envoyant ses joueurs en France car les clubs n’ont pas la capacité, en tout cas l’historique, pour pouvoir les faire grimper. Mais il y a la capacité technique ça c’est sûr et certain. Après, tout est question de moyens : il faut l’investissement financier de la fédération pour pouvoir encadrer les jeunes, les former… Les clubs poussent un maximum si jamais les jeunes veulent partir, mais ils sont formés à la base en Belgique, donc ils découvrent le virus en Belgique ».

Un centre de haut niveau existe déjà à Liège pour former les futures générations d’ovaliens dans le but de renforcer l’équipe nationale. Principe du centre, le rugby est en plus de l’école. Le jeune de 15 à 18 ans vit au centre la semaine et paye 300 euros par mois. Il est encadré sportivement et scolairement par une équipe composée d’éducateurs et d’anciens pros venu de France. Ce centre révèle chaque année bon nombre de talents qui joueront plus tard surement pour les diables noirs avec comme rêve d’emmener un jour la Belgique à la coupe du monde.

Un résumé du match en vidéo

Valentin Vié en direct de Bruxelles

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