INTERVIEW. Phil Hopkins (ex-Périgueux) : ''Je sais que je peux entraîner à haut niveau''

INTERVIEW. Phil Hopkins (ex-Périgueux) : ''Je sais que je peux entraîner à haut niveau''
Phil Hopkins à droite, alors entraîneur du CA Périgueux.

L'Australien se confie sur son aventure en France et ne s'en cache pas : il souhaite rebondir au plus vite.

Et le champion de France de Fédérale 3 se nomme... Périgueux ! Au terme d'une saison 2016/2017 parfaite malgré l'interdiction de monter à l'échelon supérieur, le CAP s'est défait de Tours en finale pour soulever le bouclier tant attendu. Dans l'ombre de ce succès, un homme : l'Australien Phil Hopkins. Parti l'été dernier de Dordogne, il n'a pas abandonné les joueurs périgourdins pour autant. A la recherche d'un club dans l'Hexagone, il nous raconte sa drôle d'aventure conclue sur une montée - déjà - annulée par la Fédération.

Raconte-nous ton parcours rugbystique jusqu'à ton arrivée à Périgueux.

Je suis né au Pays de Galles, où le rugby est le sport roi. J'ai joué pour la dernière fois à l'âge de 41 ans pour le club de Dunsborough, en Australie occidentale. En déménageant à Canberra, je me suis impliqué dans le coaching avec l'équipe des Junior Brumbies et j'ai obtenu mes qualifications de coaching dans leur système, où je me suis dirigé vers un encadrement senior. Après quelques saisons et en raison d'un nombre de clubs professionnels limités en Australie, j'ai employé un agent pour me trouver un poste en France. Le rugby français s'adapte à mon style de coaching car j'ai toujours cru au rugby offensif. C'est excitant de jouer et passionnant à regarder!

A quand remonte ton arrivée à Périgueux ? Comment as-tu atterri là-bas ?

Mon agent m'a trouvé le poste lorsque le CAP était encore en Fédérale 1 : c'était donc une surprise qu'ils aient été relégués en Fédérale 3 (aux termes de la saison 2014/2015, en raison d'un déficit de 450 000€, ndlr) ! Je suis arrivé en août 2015. J'ai dû partir en juillet 2016 parce que les finances du club n'étaient pas bonnes, le club a refusé la promotion à cause de ça. En dépit de la victoire en Coupe Challenge, il n'y avait pas de futur pour moi.

Votre saison avait été sportivement aboutie.

Nous avons remporté nos quinze premiers matchs avec l'équipe reconstruite, terminé en tête de la poule, et passé assez de tours pour être promu, jusqu'à cette défaite en 8èmes contre Salles, le futur champion. Une très bonne saison que j'ai beaucoup appréciée. Après la victoire de la Coupe Challenge, tous les supporters sont venus sur le terrain pour me dire adieu. Il y avait beaucoup de larmes. Après avoir aidé à reconstruire le club suite à l'exode de nombreux joueurs, c'était ma meilleure saison de coaching. C'était bon de voir le club gagner le championnat cette saison !

Tu es tout de même resté lié au club...

J'étais comme un entraîneur mentor pour le coach des lignes arrières : j'ai imaginé des systèmes et des sessions de formation que l'équipe a pu utiliser. C'est la puissance d'Internet. Les finales ont été passionnantes alors que je les voyais en direct via Facebook ! J'ai été très heureux que les arrières aient joué un rôle important dans l'équipe qui a gagné le titre. J'étais également une sorte de mentor pour Mat de Carli, le nouvel entraîneur de Layrac, offrant les mêmes conseils, systèmes et exercices de formation.

Cette saison s'est conclue sur un titre de champion de France... C'était l'objectif annoncé dès le départ ?

L'objectif était de reconstruire l'équipe et d'être promu en Fédérale 2. Cela a été réalisé, car j'ai apporté de nombreux jeunes joueurs à l'équipe.

Malheureusement, malgré ce titre, la Fédération n'a pas accordé la montée. Pourquoi ? 

Avant de gagner, nous pensions tous que nous serions promus. Le montant de la dette était plus que ce que nous pensions, donc c'était très décevant.

French culture.

Tu as donc décidé de quitter Périgueux et de rechercher un club : concrètement, comment ça se passe ?

Je suis revenu en Australie et j'ai amélioré mes qualifications de coaching. Je suis maintenant en mesure de retourner en France, et je souhaite animer un club avec de l'ambition, un club souhaitant devenir une équipe gagnante. J'ai contacté certains clubs jusqu'ici, mais je ne suis pas sûr qu'ils connaissent mes compétences en tant qu'entraîneur. J'ai entraîné beaucoup d'équipes victorieuses, des juniors aux personnes âgées. J'espère que les clubs liront ceci et m'offriront un poste.

OK pour le CV, mais comment tu ferais pour les convaincre ?

Mes forces sont mes analyses, mes compétences en coaching, mes attaques et mes systèmes. Comme je suis aussi un enseignant en éducation physique, je suis également très fort en matière de conditionnement physique, de vitesse et d'agilité. A Périgueux, j'ai été très apprécié par les joueurs, le personnel et les supporters, et je serai toujours heureux de leur parler. Je considère que beaucoup d'entre eux sont de bons amis et je suis en contact régulièrement. Malheureusement, l'équipe que nous avons construite s'est désagrégée car les joueurs qui ont signé ailleurs. J'espère qu'un club de Pro D2, de Fédérale 1 ou 2 saura que je suis disponible et désireux d'entraîner. Je sais que je peux emmener une équipe jusqu'à la victoire à nouveau !

J'ai des affaires inachevées en France. Je sais que je peux entraîner à haut niveau car mon style de coaching s'adapte à la philosophie française !

En attendant de retrouver un nouveau challenge, que fais-tu de tes journées ?

Pour le moment, je retourne à Canberra, faire des conférences sur l'éducation physique à l'Université.


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