INTERVIEW. Ancien pilier, restaurateur et acteur dans une web-série, que deviens-tu Sotele Puleoto ?

INTERVIEW. Ancien pilier, restaurateur et acteur dans une web-série, que deviens-tu Sotele Puleoto ?
Ancien pilier au CAB et au BO Sotele Puleoto s'est découvert une nouvelle passion.

L'ancien pilier de Brive et Biarritz Sotele Puleoto a très bien géré l'après-carrière. Entre son restaurant, la plongée et une web-série, il est très occupé.

On a retrouvé Sotele Puleoto, l’ancienne terreur des mêlées biarrotes, au hasard d’une bande-annonce pour une websérie. L’ancien pilier interprète le rôle d’un garde du corps patibulaire dans Trop Easy, une série interactive tournée au Pays basque dans laquelle le spectateur doit résoudre des énigmes.

Soso, comment se passe l’après rugby pour toi ? On sait que certains joueurs ont parfois du mal à gérer la fin de leur carrière.

Comme tous ceux qui arrêtent le rugby, c’est difficile. Il faut revenir dans la vie de tous les jours. Moi c’est particulier : j’ai connu le rugby amateur, et j’ai vu le rugby pro se mettre en place. J’étais donc déjà préparé à mon avenir : j’ai toujours travaillé. On touchait quand même de l’argent, au rugby. Quand on te l’enlève, il faut continuer à vivre. Mais de notre temps, on avait le travail ET le rugby. C’est quand même un peu dur d’arrêter du jour au lendemain, il me manquait quelque chose. J’ai eu la chance de jouer jusqu’à 39/40 ans, car le club m’avait demandé de faciliter l’intégration des étrangers qui venaient jouer au club.

En dehors de mon restaurant, j’adore aller en Espagne, et j’aime beaucoup aller manger là-bas. J’adore manger, de façon générale, même si ça ne se voit pas (rires). Je suis aussi président d’un club de pétanque, après le travail je vais lancer des boules. Mon autre passion, c’est la mer. Je ne peux pas faire de surf, mais j’adore la plongée.

Comment t’es-tu retrouvé à jouer dans une web-série ?

C’est le hasard, je ne sais pas. Je n’ai pas compris pourquoi on est venu me chercher, mais maintenant je suis en plein dedans !

As-tu toujours eu une âme d’acteur ?

Oui. Je ne sais pas trop l’expliquer mais j’ai toujours su que j’aurai un rôle dans un film !

Comment juges-tu la saison du BOPB ?

C’est une saison particulière, il y a beaucoup de choses qui changent. De façon générale, on parle plus d’argent que du jeu. C’est difficile pour moi, à l’époque on ne parlait pas d’argent mais des valeurs, du maillot. Mais bon, c’est comme ça. Moi je suis un peu déçu, par rapport à tout ce qui se passe. On avait pas besoin de ça : on ne sait même plus qui est le président ! Mais l’équipe peut aller jusqu’au bout, on est en barrages, j’espère qu’on va aller loin pour montrer qu’il reste des valeurs dans le rugby, malgré tout ce qui se passe autour du club. C’est important de bien finir la saison sportivement.

Que penses-tu d'un éventuel rapprochement entre le BO et l’Aviron Bayonnais ?

Quand je jouais, le BO avait pris le dessus. Bayonne était en Pro D2. Quand tu as des résultats, on ne parle pas de fusion. Mais aujourd’hui, l’avenir du Pays basque rugbystique, c’est de faire une équipe unique. Si les deux clubs ont des difficultés, il faut en faire un seul, pour construire une bonne équipe et jouer dans l’élite.

Quel est ton meilleur souvenir rugby ?

Quand j’ai commencé le rugby, en Nouvelle-Calédonie, j’ai joué avec des Basques. Ils m’ont dit : « si un jour tu joues à Biarritz ou à Bayonne, tu verras que c’est différent des autres clubs ». Ici, j’ai vu des choses qui ressemblaient à mon pays. Dès la première année, les gens venaient me voir, me serraient la main, me remerciaient. Je sentais la confiance et le respect des gens. Ca fait 22 ans que je vis ici, et je sens toujours ce respect, comme au premier jour. Après il y a 2002, mon premier titre. Il y avait 80 000 personnes au Stade de France, j’étais fier d’amener les couleurs basques dans ce stade. Ce titre était aussi pour Serge Blanco, pour Pascal Ondarts, qui avaient perdu des finales. Quand j’ai vu le monde qui nous attendait à Biarritz, j’ai compris l’importance que ça avait pour la ville. Je croyais que c’était un titre pour nous, les joueurs ; j’ai réalisé que c’était un titre pour le peuple.

Tu as joué avec les Barbarians français contre l’Afrique du Sud : est-ce que c’est une bonne idée d’en avoir fait une deuxième équipe nationale ?

J’ai eu la chance de jouer avec les Barbarians, et de gagner contre l’Afrique du Sud. C’est une grande fierté, en plus on jouait ici à Biarritz. Les Barbarians, c’est comme une sélection, et ça permet de découvrir des joueurs non sélectionnés.BARBARIANS : la liste des Baby Barbarians pour affronter la Géorgie avec 100% de joueurs venus de Pro D2

C’est quoi le plus dur, une mêlée face aux Boks ou apprendre ton texte ?

Je crois que c’est le texte, parce que la mêlée c’est mon domaine !


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