6 Nations - Le Crunch entre l'Angleterre et la France vu par la presse étrangère

6 Nations - Le Crunch entre l'Angleterre et la France vu par la presse étrangère
XV de France - Mathieu Bastareaud retrouvera Manu Tuilagi dimanche.
Suite à l'annonce de la composition du XV de France face à l'Angleterre, petit tour d'horizon des réactions outre-Manche avant le Crunch de dimanche.

XV de France : 7 changements dans le XV de départ pour défier l'AngleterreLa composition concoctée par Jacques Brunel pour affronter l'Angleterre dimanche dans le 6 Nations a provoqué de nombreux remous dans le rugby français. En l'espace d'une semaine, le sélectionneur des Bleus a changé la moitié de son équipe, en partie en raison de blessures, mais surtout sur des choix stratégiques. Il a notamment rappelé sur la feuille de match et titularisé Mathieu Bastareaud après l'avoir laissé dans les tribunes face au Pays de Galles. Pour le Dailymail, c'est "une réponse directe à la menace de destruction massive que représente Manu Tuilagi." Le site anglais s'attend à un choc des titans entre les deux solides centres. L'absence du Clermontois Wesley Fofana pour ce match en raison d'un bobo musculaire est perçue comme "une mauvaise nouvelle" pour le camp français.

Le "poids léger" Romain Ntamack sur le banc, c'est Geoffrey Doumayrou qui évoluera aux côtés du Toulonnais. La paire aura la lourde tâche de contrer non seulement Tuilagi mais aussi Henry Slade, auteur d'un doublé contre l'Irlande aux termes d'une grosse prestation. Pour Rugbypass, l'association qu'ils forment a posé de gros problèmes à l'Irlande, en alternant entre le poste de premier et de second centre. La défense ne sachant pas toujours où Tuilagi allait défier le premier rideau. "Il faudra beaucoup de calme à Doumayrou pour le suivre et s'en occuper. Si la France le déplace plus loin dans la ligne défensive, préférant que Mathieu Bastareaud prenne soin de Tuilagi, il devra se coltiner le polyvalent et imprévisible Slade."Angleterre : plus fort que la maladie, Henry Slade est la nouvelle pépite du XV de la RoseSi les Bleus portent aussi le sceau de l'imprévisibilité, "des difficultés physiques et dans la prise de décision au sein de l’équipe" dans le second acte face au Pays de Galles, font dire aux médias étrangers que la victoire reviendra aux locaux devant leur public. Pour espérer gagner ou tout du moins rivaliser avec les meilleurs, pour reprendre la formule consacrée, les Tricolores devront réussir là où l'Irlande a échoué : gagner la ligne d'avantage. La défense anglaise à Dublin n'a laissé aucun répit aux porteurs de balle irlandais. Or, la plus grande chance de succès côté bleu réside dans la puissance de ses avants, bien que la composition soit plus légère et mobile que la semaine passée. Si la France veut envoyer du jeu, cela passera par de l'avancée et des sorties de balles rapides comme en première mi-temps vendredi soir. A ce titre, Morgan Parra aura un grand rôle à jouer.

Ben Kay, ancien international anglais via Rugby World
"La France fait partie de ces équipes qui soufflent le chaud et le froid. Ils ne font jamais les choses à fond jusqu'au bout, c’est lent, très lent, mais à un moment, ils auront alors une chance de vous tailler en pièces avec un exploit individuel. L’Angleterre ne doit pas donner à la France d’opportunités faciles qu’elle puisse exploiter : des pénaltouches pour qu'ils puissent faire de puissants ballons portés, des pénalités pour renforcer leur confiance. Mais si l'Angleterre ne lève le pied, ne serait-ce que de 5 %, elle sera toujours efficace. D'autant que sa défense ne sera pas aussi sollicitée que face à l'Irlande".

Il y aura également un match dans le match à la mêlée entre deux des meilleurs cornaqueurs du rugby mondial estime RugbyPass. Si Ben Youngs est aussi précis dans son jeu au pied qu'il ne l'a été la semaine passée en Irlande, et que les 3/4 sont aussi efficaces à la tombée du ballon, l'Angleterre fera la passe de deux. Cependant, Parra a déjà gagné contre l'Angleterre et il est "plus que capable de mettre en avant et de profiter des erreurs de positionnement ou du manque de communication des trois-quarts anglais." Quid de Yoann Huget ? Outre-Manche, on s'étonne de le voir à l'arrière aux dépens du Toulousain Thomas Ramos, excellent en club jusqu'à présent. De son côté Jacques Brunel est sûr de ses choix.XV de France - Le retour de Bastareaud, Fickou à l'aile, Huget à l'arrière, la logique selon Brunel