6 Nations 2019 - Le XV de France sombre à Dublin face à l'Irlande, les 5 points à retenir

6 Nations 2019 - Le XV de France sombre à Dublin face à l'Irlande, les 5 points à retenir
6 Nations 2019 - L'Irlande a été sans pitié avec le XV de France.
Le XV de France n'a jamais pu inquiéter l'Irlande ce samedi à Dublin lors de la quatrième journée du Tournoi des 6 Nations.

40 minutes d'attaque/défense

Ce samedi à Dublin, il n'y a eu qu'une équipe sur la pelouse de l'Aviva Stadium. Les quarante premières minutes de ce quatrième match du Tournoi ont été un calvaire pour le XV de France. Les Bleus n'ont pas vu la couleur du ballon. Ils ont été cantonnés dans leur camp, obligés à défendre bec et ongles devant leur ligne durant de longues minutes. Le XV du Trèfle a même frôlé les 100 % d'occupation et de possession. À la pause, les Tricolores n'avaient effectué que 24 passes (autant de courses) contre 127 pour les Irlandais. Lesquels avaient trouvé la faille dès la 3e minute par Best petit côté.

Des Bleus pénalisés

Le XV de France peut s'estimer heureux de ne pas avoir été réduit à 14. L'arbitre du match avait pourtant prévenu le capitaine Guirado mais l'essai de Sexton à la demi-heure a sauvé Demba Bamba, pris par la patrouille sur un ballon porté irlandais. Compte tenu du temps qu'ils ont passé à défendre, le nombre de pénalités concédées dans le premier acte (6) n'est pas si important. Une indiscipline que les Irlandais n'ont pas choisi de punir en prenant les points au pied. Ils ont préféré aller en touche pour défier les Bleus. Et ça a payé avec un troisième essai par Conan avant les citrons. Ils ont terminé le match avec 12 pénalités au compteur contre 7 pour l'Irlande.

Des Irlandais agressifs

Si les Français ont passé autant de temps dans leur camp en première période, c'est aussi parce qu'ils n'ont pas réussi à se dégager dans de bonnes conditions. Les Irlandais avaient pris le parti de mettre la pression à chaque instant, notamment sur Antoine Dupont, pas assez protégé. Il s'en est fallu de peu qu'Healy ne marque à la 17e en plongeant dans les pieds du numéro 9. Sur le peu de ballons que les Bleus ont eu entre les mains, la rush défense irlandaise, en particulier sur la deuxième passe, n'a pas permis à la France de se lancer. Surtout, elle a obligé la France à se séparer du ballon au pied. Les locaux n'ont pas eu beaucoup de plaquages à effectuer dans le premier acte (32) mais ils ont été efficaces.

L'Irlande à sa main

Bien sûr, tout n'a pas été parfait côté irlandais avec des fautes main qui sont venus perturber les lancements de jeu comme à la 54e. Des petites scories que l'on voit depuis le début du Tournoi. Mais globalement, le XV du Trèfle a joué à sa main avec une bonne conquête et surtout une charnière expérimentée (151 sélections pour Murray/Sexton contre 15 pour Dupont et Ntamack) qui a parfaitement alterné entre jeu au pied pour balader les Bleus et à la main. Ils ont récité leur rugby à l'image de cette action à la 57e pour l'essai d'Earls. Caché derrière un maul initié après une touche, il a été servi à l'intérieur par CJ Stander qui venait de se détacher du ballon porté. Une leçon durement apprise pour les Bleus.

Encore un nauvrage

Contre l'Angleterre à Twickenham, le XV de France avait concédé son plus grand écart de points depuis 1911. Cette année-là, les Bleus avaient aussi perdu 24 à 0 en Irlande. Sans une belle défense sur Larmour à la 72e, un essai d'Huget après une percée d'Alldritt à la 79e puis un second collectif à la 83e, l'écart aurait pu être plus important. Les Bleus sont-ils revenus plus d'un siècle en arrière ? C'est la question que doivent se poser de nombreux supporters à l'orée d'un match contre l'Italie lors de la cinquième journée. Une nouvelle défaite pourrait bien achever les derniers optimistes. On peut compter sur les Italiens pour faire toutes les misères du monde aux Tricolores et leur enfoncer la tête encore plus sous l'eau s'ils en ont l'occasion. Et vu ce qu'ils ont produit depuis le début de la compétition, le favori de ce match n'est clairement pas celui qu'on pourrait croire.