Le XV d'Italie
Le match contre l'Italie est supposément le plus facile du Tournoi. En fait, c'est le plus dur : car comme l'exprimait si bien Marc Lièvremont, perdre contre l'Italie c'est la méga-honte, et si on se rate contre eux, on devient presque automatiquement indigne du maillot national. Songez juste à combien d'ailiers All Blacks furent évincés de leur sélection pour n'avoir marqué que 2 essais contre l'Italie...
En football, les Italiens sont considérés comme des tricheurs arrogants qui mettent trop de gomina. Ils gagnent presque tout le temps et tout le monde les déteste. En rugby, les Italiens sont considérés comme gentils et valeureux, ils perdent tout le temps et tout le monde les aime bien. Quand on voit Salvatore Perugini en larmes après une défaite de la Squadra Azzura (donc, cela arrive au moins 9 fois par an) on a même sacrément envie de lui donner une tape dans le dos. C'est dire la sympathie qu'inspire cette équipe. Bon après, tout ça, c'est peut être aussi parce que la majorité des rugbymen italiens sont en fait des Argentins pas assez vicieux pour être sélectionnés avec les Pumas.
Dotés d'une première ligne digne de celle de l'équipe de Géorgie, et d'une ligne de trois quart elle aussi digne de l'équipe de Géorgie, cette équipe est depuis plusieurs années déséquilibrée et limitée sur le plan offensif. Le nouvel entraîneur Jacques Brunel a malgré cela annoncé que l'Italie « pouvait gagner le Tournoi ». On a bien envie de se moquer, mais de la part d'un mec qui a réussi à être champion de France avec un troisième ligne du niveau technique et intellectuel de Gregory Le Corvec, Henry Tuilagi et Jean-Pierre Perez, on a envie de croire qu'il est capable de tout.
Le joueur : Andrea Lo Cicero
Andrea est un bon joueur mais également bel homme, comme il le prouve dans ce strip tease sensuel que l'on déconseillera à toutes nos lectrices cardiaques. Oui je sais, j'aime imaginer que des femmes me lisent, même s'il n'y en a probablement pas plus de 4.
Les autres joueurs à suivre :
Sergio Parisse, donc. Premier rugbyman schizophrène au monde, quand Sergio évolue avec l'Italie, c'est Sergio la classe, capitaine courageux, valeureux, menant systématiquement ses troupes à la défaite mais avec dignité. Quand il est avec le Stade Français, c'est Sergio l'argentin, il triche, gesticule, il passe son temps à hurler sur l'arbitre et prend 3-4 jaunes par saison. Sans doute l'influence positive de Rodrigo Roncero... heureusement pour elle, la Squadra Azzura aura encore le droit à la meilleure facette de sa personnalité.
Pour le reste, on note une sélection beaucoup moins « francisée » qu'auparavant. Les habitués du Top 14 se font vieux, et les deux provinces italiennes de Trévise (surtout) et d'Aironi, qui évoluent désormais en Ligue Celte, commencent à sortir quelques jeunes prometteurs. On a découvert Tommaso Benvenuti l'année dernière en H-Cup : reste pour lui à exploser en équipe nationale. Parmi les nouveaux venus, l'ailier Giovanbattista Venditti. On ne sait pas trop ce qu'il vaut, mais il vient rejoindre l'importante mafia des Jean-Baptiste du rugby pro (Elissalde, Lafond, Poux, Peyras...). Vous savez ce qu'il vous reste à faire si vous voulez que votre fils soit bon avec un ballon ovale...
Le XV de la Rose
Ainsi, les Anglais peuvent se targuer d'avoir un joli palmarès avec une Coupe du Monde et 35 victoires dans le 5/6 Nations. Ils sont d'ailleurs les tenants du titre cette année, mais devraient avoir du mal à conserver leur bien. Le nouveau coach Stuart Lancaster nous a fait en effet une Lièvremont 2008 (pour une fois qu'on est en avance sur quelque chose...) en virant tous les vieux, les éclopés, et les sénateurs ronflants du XV de Sa Majesté. Résultat, une équipe séduisante sur le papier mais qui aura probablement du mal à se trouver en 5 petits matchs.
Le joueur : Chris Robshaw
Les autres joueurs : On vous invite à relire l'Immonde du Rugby n°29 qui vous a présenté la liste des 32 sélectionnés anglais pour le Tournoi. Parmi eux, beaucoup de nouveaux venus prometteurs...




















