RUGBY À 7 : zoom sur la nouvelle section féminine d'Euskadi Sevens

RUGBY À 7 : zoom sur la nouvelle section féminine d'Euskadi Sevens
L'équipe féminine d'Euskadi Sevens au MR7..
A l'occasion du Montauban 7s, l'association Euskadi Sevens a lancé son équipe féminine. Un projet débuté dès janvier. Entretien avec le président d'Euskadi Sevens, Vincent Corret.

Vincent, pouvez-vous nous expliquer comment vous est venu l'idée de créer une équipe féminine au sein de votre association ?

L'association a cinq ans, et ça faisait un ou deux ans qu'on avait ce projet de monter une équipe féminine. Mais je n'avais pas trop de contacts, car dans la région, il n'y a que l'AS Bayonne. Par l'intermédiaire de Malick TchaTchibara (créateur d'Impact Sevens), qui travaille dans une université, j'ai pu savoir que la personne qui s'occupait de l'Université de Pau et Pays de l'Adour, Xavier Darricades, souhaitait se rapprocher d'une association pour faire jouer ses joueuses et anciennes joueuses. Il m'a alors donné le contact de Lauriane Lissar, qui a fait les JO avec la France, et qui joue à Bayonne. J'ai pris contact avec elle, puis on s'est rencontré et elle était motivée par la mise en place de ce projet et la possibilité de pouvoir jouer avec des copines à elle. Car, pour la plupart, elle ne joue pas avec celles-ci pendant la saison. Quand elle était en STAPS à Tarbes, elle jouait avec des filles qui étaient à Toulouse, à Lons, à Blagnac, à Bayonne etc. De ce fait, ce projet était pour elles l'occasion de se retrouver. On a donc coché la date de Montauban comme on y allait avec les gars, et nous avons pu lancer l'équipe à cette occasion. 

Rugby à 7. Circuit Elite - Episode 6 : France Développement s'impose à Montauban


Les joueuses se sont elles retrouvées avant le tournoi pour s'entraîner ou ont-elles fait connaissance le jour même ?

Elles se sont retrouvées directement à Montauban. Après, la plupart se connaissaient déjà puisqu'il y avait six joueuses de Toulouse, deux de Bayonne et beaucoup qui jouaient en Equipe de France U20 cette année. De manière générale, elles se connaissaient quasiment toutes car elles se rencontrent pour la majorité toute l'année en Top 8. Donc les filles se connaissaient toutes au moins de nom ou de réputation. Et puis, ce sont des joueuses de haut niveau donc les repères se sont vite établis au sein de l'équipe. 

Parmi ces joueuses de haut niveau, il y avait Romane Ménager...

(rires) Oui ! Et pourtant, ce n'était pas prévu ! Trois jours avant le tournoi, nous n'avions que huit joueuses, c'était compliqué ! On a discuté avec Gaëlle Hermet à Tours, qui était très copine avec des joueuses de notre équipe et qui voulait venir jouer. Mais c'était compliqué, car elle sortait d'une grosse saison. On lui a donc dit : "Si tu veux venir jouer c'est avec grand plaisir, mais on ne veut pas te forcer !" Et puis trois jours avant, elle nous a rappelé pour nous dire qu'elle venait jouer avec une copine. Et puis, il nous manquait encore une joueuse et là, on a trouvé Romane Ménager. Mais ce n'était absolument pas prévu !

Avez-vous d'autres tournois prévus pour cette équipe féminine d'ici la fin de saison ?

Oui, nous allons faire le Bask Rugby Sevens à Bidart. Après, l'équipe va changer, car celle alignée ce week-end à Montauban n'est pas du tout celle qu'on devrait avoir normalement. C'est-à-dire, les joueuses qui font leurs études dans la région. Après, pour lancer la section féminine à Montauban nous voulions avoir une grosse équipe et ça a été le cas. Mais nous comptons nous appuyer sur d'autres joueuses. Le problème, c'est que le week-end dernier, les équipes de Bayonne, de Lons et de Blagnac étaient en voyage de fin de saison. Du coup, il nous manquait pas mal de joueuses, notamment des filles qui devraient normalement pas mal jouer avec nous comme Audrey Abadie, Caroline Ladagnous ou encore Pauline Raymond. Heureusement, on a eu la chance de pouvoir compter sur plusieurs filles de l'équipe de France des moins de 20 ans, comme Justine Breyne, Léa Murie et Lucie Vinacua. Ce sont des filles qui étaient à Bordeaux cette année, et qui signent à Bayonne l'année prochaine donc elles devraient passer pas mal de temps à nos côtés.

De ce fait, cela veut-il dire que des rassemblements seront mis en place l'année prochaine ?

Exactement. On voulait déjà faire un rassemblement avec les filles de l'ASB qui préparent Béziers ce week-end, mais c'était trop compliqué. Mais l'objectif pour l'année prochaine va être évidemment de multiplier ces rassemblements, de passer du bon temps ensemble. Il n'y aura pas forcément plus de tournois, même si on aimerait bien effectuer un déplacement en Espagne ou au Portugal. En fin de saison, c'est toujours sympa et ça fait du bien de partir faire un tournoi de rugby à VII à l'étranger.

Donc après Bidart, les filles en auront fini pour cette saison ?

Non ! Il va y avoir le Beach Rugby à Anglet. Ensuite, on verra si elles peuvent en faire un ou deux de plus. C'est moins leur truc le beach rugby, mais ça va permettre aux joueuses de Toulouse et de Blagnac de venir passer un week-end sur la côte basque avec leurs copines, ça va être sympa !