INSOLITE : la tournée du XV de France et le Top 14 dans la peau d’un photographe

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INSOLITE : la tournée du XV de France et le Top 14 dans la peau d’un photographe
Stéphane Hamel, photographe passionné. Crédit : Jean-Marc Fondeur

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Immersion dans l’univers d’acteurs de l’ombre que peu connaissent mais qui partagent le plaisir du rugby bien au-delà des matchs du weekend : les photographes.

Stéphane Hamel est photographe amateur, couvrant notamment les matchs d’Epernay (Fédérale 2), du Stade Français Paris en Top 14, et plus récemment du XV de France.

Présentation

Stéphane est aujourd’hui âgé de 48 ans. Ingénieur de formation et vivant dans la région de Reims depuis plus de 20 ans, il présente un parcours qui n’a pas grand-chose à voir avec le rugby ou la photographie… a priori.

Ce Breton de naissance se considérant originaire du sud-ouest (de la région de Pau), c’est naturellement qu’il baigne dans le rugby depuis tout petit, s’adaptant pleinement à la religion locale. Bien que ne jouant pas lui-même, il a "beaucoup d’amis dedans", parce que le rugby, c’est comme la potion magique, souvent on tombe dedans étant petit. Rapidement il suit de près le BOPB, dont il reste fan aujourd’hui malgré la descente du club en Pro D2. Stéphane "aime la convivialité d’avant et d’après-matchs", ces à-côtés qui font la beauté de notre sport. Naturellement, il soutient également le Stade Français Paris avec qui il collabore aujourd’hui : "je me suis attaché au SFP, plus ils gagnent plus je vis des moments magiques avec eux".

Parce qu’il ne faut pas s’y tromper, Stéphane est avant tout un passionné de rugby. Il s’explique. "La photo n’est pas ma passion. En vacances par exemple, je n’emmène pas mon appareil. Je suis allé voir des matchs comme spectateur, en prenant mes propres photos depuis les tribunes. En dehors des matchs, je ne touche pas mon appareil.". Il aime à se définir avec une tournure simple et efficace : "Le rugby est ma passion, la photo est un prétexte."

L’ascension de Stéphane, du rugby amateur aux matchs de pré-saison…

"Ça a démarré il y a quelques années, pendant les vacances d’été, quand je descendais dans les Landes…". En effet, si aujourd’hui la mode des matchs de pré-saison persiste et permet chaque été aux passionnés d’assister à des rencontres de préparation dans le sud-ouest, ces évènements sont de plus en plus réglementés. Il y a quelques années, quand se préparaient des clubs tels que Northampton, l’Union Bordeaux-Bègles ou Dax, "tu pouvais faire tes photos tranquillement". Avant cela, Stéphane n’avait expérimenté que très peu la photographie sportive. "J’avais fait quelques photos pour l’école de rugby à Reims, à l’époque où mon fils jouait.". Il précise : "aujourd’hui, il ne joue plus mais s’investit en tant qu’éducateur, et puis je l’amène aux matchs.". Une passion partagée entre père et fils, donc.

Un jour, lors d’une rencontre de préparation du Biarritz Olympique, Stéphane y va au culot et demande à un membre de l’encadrement biarrot s’il serait possible de suivre un match sur le bord de touche, en tant que photographe. Son interlocuteur accepte et de là commence la belle histoire.

A partir de ce moment, Stéphane enchaîne les matchs amicaux (oui oui, je sais ce que vous allez me dire, un match de rugby n’est jamais amical, j’ai glissé pardon). Entre les matchs de préparation l’été, il commence à collaborer avec Epernay en parallèle. Le club évoluait alors en Fédérale 1. Depuis, l’équipe fanion d’Epernay a oscillé entre Fédérale 1 et 3. Comme Stéphane le souligne, il ne s’agit pas du même rugby ni du même univers, il y a une réelle proximité avec le rugby amateur, comme en témoigne l’autorisation d’accéder au vestiaire.

A ce niveau, Stéphane recherche plus que des photos de match traditionnelles. "J’essaie de faire parler la photo, j’essaie de conserver l’atmosphère, la concentration, la motivation à travers mes clichés, tout en essayant de me faire le plus discret possible." Sur le terrain, les clichés sortent de l’ordinaire également. "L’idée, c’est de se différencier : un regard, une expression, une attitude dans le geste, la compréhension du jeu aide à cela."

Fin 2008, il contacte le Stade Français Paris et présente le travail qu’il a réalisé jusque-là. Le club de la capitale lui laisse sa chance sur un match. Stéphane a l’opportunité de profiter d’une réglementation encore assez souple à l’époque en matière de couverture presse. Il débute par une rencontre opposant le Stade Français à Dax (si je vous assure, à une époque Dax était en Top 14). Il travaille aux côtés de trois autres photographes. L’année suivante, deux des quatre ne sont plus motivés pour poursuivre et seuls restent Stéphane et un second photographe passé professionnel.

 

Aujourd’hui, la réglementation a évolué et stipule qu’un seul photographe amateur est autorisé par club. Il s’agit d’un contrat moral passé entre le photographe amateur et le club pour une activité totalement bénévole. Stéphane l’affirme, "je ne touche pas un centime, même pour mes déplacements." De fait, il couvre tous les matchs du Stade Français quand le club évolue à domicile, et quelques déplacements choisis comme ceux à Bordeaux ou Toulouse, lui permettant de passer de bons week-ends avec des amis restés dans le sud-ouest.

…jusqu’au XV de France

Depuis peu, Stéphane est entré dans une toute autre dimension. En effet, il a couvert l’intégralité des rencontres de la tournée d’automne du XV de France contre les Samoa, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Mais comment en es-tu arrivé là Stéphane ? Il nous éclaire : "quand tu n’as pas de carte de presse, il faut déjà faire des photos potables, puis avoir un peu de réseau et tenter des choses." Concrètement, après plusieurs années de collaboration, Stéphane a demandé au Stade Français des contacts à la Fédération Française de Rugby pour couvrir deux évènements majeurs : la Coupe du Monde féminine et l’étape du HSBC Paris Sevens qui se sont déroulées ces deux dernières années dans le jardin du Stade Français, le stade Jean Bouin.

Le feedback de la Fédé est positif, ils apprécient les clichés réalisés tant sur l’aspect rugbystique que sur l’ambiance dans les tribunes. Ravi de collaborer avec la Fédé, Stéphane ne compte pas s’arrêter là et se propose pour continuer l’aventure sur les futurs évènements, toujours en tant que photographe bénévole, gardant le XV de France dans un coin de la tête.

Crédit: Photo Stéphane Hamel - FFR - Utilisation interdite

Jusqu’à septembre, c’est silence radio. C’est alors que son contact FFR l’appelle pour lui proposer de couvrir les matchs à Paris durant la tournée d’automne, contre les Wallabies et les Blacks… Il ne faut pas plus d’un dixième de seconde à Stéphane pour accepter, et il se propose même pour couvrir le match France-Samoa joué en ouverture au Stadium de Toulouse. Au-delà du rugby, "comme j’ai des potes à Toulouse, c’était une belle opportunité pour passer un super week-end."

>> La suite de son témoignage en p. 2 <<


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