J'ai été voir pour vous... Labastide-Beauvoir vs Tournay Sports en 2ème Série

J'ai été voir pour vous... Labastide-Beauvoir vs Tournay Sports en 2ème Série
J'ai été voir pour vous... Labastide-Beauvoir vs Tournay Sports en 2ème Série
T'arrives pas à décoller tes fesses du canapé ? Tu préfères regarder Netflix ? Pas de problème, j'ai été au stade pour toi. Voici ce que j'y ai vécu.

Une virée dans le Lauragais

Dimanche 30 Septembre, il est 13h du matin quand j’émerge, réveillé par la lumière du jour. Je décide de brainstormer avec ma gueule de bois pour décider dans quel stade j'allais égayer mon après-midi. Ce sera en 2e série, à Labastide-Beauvoir dans le Lauragais. Rien que le nom sent déjà le Cassoulet. Je m’assieds au volant de ma voiture jaune moutarde et me voilà parti !

J’arrive à l’entrée du stade, accueilli par des dirigeants ayant sensiblement profité des quelques apéritifs du midi.

Une bourriche ? On s’en fout, rentrez, de toute façon on n’a pas de tickets. C’est jour de fête ici !

En effet, j’aperçois au loin de longues tablées, une odeur de grillades flotte sur les lieux, c’est le rugby qu’on aime. A Labastide il faut savoir qu’il n’y a pas de tribunes, quelques buttes permettent aux moins vaillants de poser leur arrière train, une épave de camion fait office de buvette, nous sommes au milieu de nulle part. Je me positionne du côté des cahutes, j’attends le match presque en trépignant…

Le film du match

Les adversaires du jour ? Tournay Sports, venu des Hautes Pyrénées, ils ont mangé 2h de bus pour arriver au milieu de nulle part. Il faut l’aimer ce sport. D’un côté l’Athletic Club Labastide Beauvoir (ACLB) en vert, de l’autre Tournay Sports en rouge. L’arbitre n’a pas oublié son sifflet, le délégué n’a pas oublié sa cravate. On peut commencer.

Je vais être honnête, je n’ai pas vraiment suivi les premières minutes. Je luttais déjà avec mon fort intérieur pour ne pas sombrer. On va donc résumer par « un premier quart d’heure légèrement dominé par les locaux ». Ça fait journaliste. C’est stylé.

Je commence à réaliser où je suis après la première saucisse tapée par le buteur de l’ACLB. Les deux équipes se rendent coup pour coup, j’assiste à de belles envolées. Par le numéro 13 des visiteurs dans un premier temps, qui gratifie le public de deux percées qui auraient mérité un meilleur sort, suivi de son talonneur lancé comme un TER venant heurter l’ailier qui pressentait bien que son vis-à-vis ne possédait pas le cadrage débordement dans sa palette de skills. C’est beau et c'est plein d'amour. Tout aussi beau que le magnifique échange de Volley-Ball qui offrira une pénalité aux Verts et qui aurait pu hypothétiquement ouvrir leur compteur, tout comme les deux autres pénalités ratées précédemment. Il y a des tentatives de jeu il faut avouer. Toutefois, tous les offloads tentés terminent leur course dans les chevilles. Dommage pour le spectacle, mais la volonté de jouer est là.

Des pénalités, des en-avants comme cette magnifique passe quaterback du l’ouvreur tournayais. C’est quand même dommage que ça ne soit pas du Foot US, on aurait pu assister à un essai ! Ou un touch down, enfin bref, je m'égare. Les locaux n'étaient pas loin d’ouvrir la marque après une diagonale de leur ouvreur, mais n’est pas Beauden Barrett qui veut. Au milieu de ce bazar, les esprits s’échauffent après un plaquage sans ballon. La pénaltouche amènera les Rouge et Noir dans les 22 adverses, et permettra au numéro 2 (encore lui) de nous gratifier d’une fantastique pizza. Après quelques rebonds, le ballon est saisi par le demi de mêlée des visiteurs qui, tel un furet, s’extirpera de la défense et offrira l’essai sur un plateau à son pilier. Quel motif d’espoir pour les Gros ! Je ne parle pas de physique mais bien du sobriquet donné aux avants. 3 – 5 aux citrons. Dans cette pagaille je me suis un petit peu perdu les pédales j’ai oublié une pénalité enfin marquée. Malgré les imprécisions, cette première phase était agréable.

Le match reprend sur les chapeaux de roue

Les deux équipes veulent imposer leur rythme, les ballons sont joués rapidement, mais c’est bien Labastide – Beauvoir qui domine son sujet. Le jeu est très hâché. Le festival de ballons tombés continue, celui des pénalités également, mais penché côté Tournay Sports. Les défenses tiennent bon, mais c’est bien celle des rouges qui va faillir après le Carton Jaune de son numéro 15, suite à un bashing digne de la NBA !

Les espaces se créent, le 9 Labastidois décide lui aussi de se faire la valise au milieu de 2 gros et donne un ballon d’essai à son ailier. Habile. 10-5 désormais, puis 13-5 après une pénalité de l’artilleur maison qui a repris du poil de la bête à en croire ses énormes coups de lattes dans le cuir. C’est à partir de là que cette partie prend une autre tournure. On s’agite, on s’agace dans les petits carrés, la tension fait son apparition obligeant l’arbitre à devenir un hyperactif du siffet. « Le match a tourné casaque ! » Je n’ai pas bien saisi l’idée. L’ACLB se montre plus présente dans les rucks et continue de dérouler son jeu. Enfin, dérouler c’est vite dit, c’est sans prendre en compte la flopée d’en avant. De leur côté, les visiteurs perdent leurs moyens, le camp adverse est un territoire désert. Trop d’erreurs permettent au demi d’ouverture en face de se friser et de les bouter dans leurs retranchements. Ça paye. Une énième pénalité sifflée gonflera le score à 16-5 puis 21-5 par ce diable de numéro 13 Labastidois, plutôt intenable dans ce match, face à des adversaires évoluant à 14 pendant 10 minutes.

Mais les hauts pyrénéens ne s’avouent pas vaincus et répètent leurs assauts. Un essai de leur part n’aurait pas été du luxe. La partie quant à elle continue de tourner au vinaigre : Un plaquage retourné et une distribution de figues s’en suivra. Las, l’arbitre sifflera la fin de la rencontre sur un en avant. Le 326e d'après les statistiques officielles. 21 – 5 au planchot.

J’ai pu assister à du beau jeu, par intermittence. Un peu comme si j’étais allé voir un long métrage coupé en courts métrages avec des entractes bien pénibles. Je repars convaincu quand même. Rien ne vaut un match de série. Alors, ça t’a donné envie ? Tu t’es reconnu dans ces lignes ? Alors peut être que le prochain match je serai chez toi. J’aime bien la bière, je dis ça comme ça…

La décla

3€ la bière ? Je paie le verre en plus ? C’est une honte sans déconner !

Par un supporter mécontent.

La stat qui tue

0, c’est le nombre de bourriches vendues. On ne peut pas penser à tout.