AMATEUR. Développement du rugby sur une terre de pousse-cailloux

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AMATEUR. Développement du rugby sur une terre de pousse-cailloux
Une journée rugby inoubliable pour un millier de rugbymen en herbe
Depuis plusieurs années, le rugby s'implante petit à petit dans les écoles primaires de la pointe du Finistère.

RUGBY : le nombre de licenciés en France est en chute libreNous sommes en 2017 après Jésus-Christ. Toute la France du rugby perd des licenciés... Toute ? Non ! On aurait pu vous la faire style "Un petit village d'irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l'envahisseur" mais cela aurait été réducteur vis-à-vis du travail effectué par le Club de Rugby Plouzané, car il s’agit bien plus d’une démarche de développement de notre club que de résistance à un quelconque phénomène.

Étant membre du club de rugby de Plouzané et passionné de rugby, j’ai donc été quelque peu surpris par l’article du 28 juin dernier qui plaidait le manque d’implantation du rugby dans les écoles comme faisant partie des principales raisons de la baisse du nombre de licenciés.

En effet, j’ai assisté il y a peu au sein de mon club à un tournoi scolaire regroupant pas moins de 1300 enfants répartis en 132 équipes issus d’établissements privés et publiques. Vous comprendrez donc qu’en lisant que « Le rugby scolaire n'existe pas en France », j’en sois resté pantois tandis qu’à l’extrême ouest de la Bretagne, une région soi-disant pas « terre de rugby », plus d’un millier de potentiels futurs rugbymen et rugbywomen taquinaient de la balle ovale.Tout au long de l’année, le PAC (oui, oui comme dans la BD) intervient dans les écoles de la pointe bretonne, de Plougonvelin au Conquet en passant par Ploumoguer, tout ce beau monde se retrouvant réuni au stade de rugby de Kéramazé une fois dans l’année pour une fête mémorable.

Certes historiquement le rugby par chez nous n’est pas le sport numéro 1, loin de là (suivez mon regard !!) et il ne bénéficie pas toujours d’une image positive tant les chocs et les matchs de haut niveau se révèlent être de plus en plus impressionnants et, dans mon pays qui préfère le ballon rond voir la bicyclette, regarder des joueurs jouer aux autos tamponneuses n’a que rarement du succès… Mais l’obstination de nos éducateurs permet aujourd’hui à notre club d’exister dans les écoles et surtout de faire évoluer l’image de ce sport magnifique dans les têtes (parfois fermées, il faut bien le reconnaitre) des parents.Pour nous « club du bout du monde », exister dans les écoles est une nécessité, afin de démocratiser notre sport et surtout pour donner une dynamique à notre école de rugby. Le rugby français a certainement des choses à revoir dans son ensemble et en profondeur, je ne connais pas les démarches effectuées partout ailleurs, et je voulais vous faire part d’une initiative prise chez nous qui est super positive et nous permet tout doucement de nous faire une petite place dans le rugby breton. Kenavo et comme le disent nos anciens au bord du terrain « vive le Rugeby »

Yvon Le Roy
Yvon Le Roy
Cet article est rédigé par Yvon Le Roy, Merci à lui ! Vous pouvez proposer des textes de deux manières :
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